"Je suis une mère indigne et je l'assume"

Etre mère, ça s'apprend. On a beau y mettre tout son coeur, parfois, on a l'impression de mal faire les choses comparé aux autres mamans de notre entourage. Heureusement, ce billet rempli d'humour vise à décomplexer les mamans qui se mettent trop de pression.

"Je suis une mère indigne et je l'assume"
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rédaction lifestyle

Etre mère, ça s'apprend. On a beau y mettre tout son coeur, parfois, on a l'impression de mal faire les choses comparé aux autres mamans de notre entourage. Heureusement, ce billet rempli d'humour vise à décomplexer les mamans qui se mettent trop de pression.


Sallie Krawcheck, CEO de Ellevest, est une femme d'affaires réputée, mais également une maman. Dans un billet rempli d'humour, elle a décidé d'assumer le fait d'être "une mère indigne et imparfaite". Elle a eu l'idée de cette tribune en discutant avec une autre femme d'affaires qui lui expliquait "choisir soigneusement ses produits au supermarché afin de préparer des repas sains à ses enfants et de leur expliquer les bases de la finance". Sallie l'avoue, elle n'a pas le temps de faire tout ça. Au contraire, elle est plutôt la reine des gaffes.

"La liste de mes déconvenues est plutôt longue. Mon fils est entré au collège avec son uniforme d’école primaire parce que je ne savais pas qu’il fallait lui en acheter un nouveau. Je n’ai pas assisté à toutes les activités scolaires (parfois à cause d’une incompatibilité de planning mais parfois aussi parce que je n’en avais pas envie) et j’ai raté chaque année le salon du livre de poche organisé par l’école. Et même lorsque j’essaie de faire de mon mieux, les résultats sont loin d’être concluants. Comme la fois où j’ai réservé des billets d’avion pour ma fille et moi et que j’ai oublié de lui en parler. Résultat : notre petite excursion à Londres est tombée à l’eau car elle avait déjà prévu autre chose."

Pourtant, malgré cette longue liste d'impairs, Sallie ne se considère pas comme une mauvaise mère puisqu'elle passe plus de temps avec ses enfants que ne le faisait sa propre maman avec elle. "La mienne, par exemple, était mère au foyer. Et pourtant, je n’ai pas le souvenir qu’elle consacrait beaucoup de temps à ses enfants. Pendant nos vacances d’été, elle passait l’après-midi dans une chaise longue, cigarette à la main, à papoter avec d’autres mères, s’interrompant de temps à autre pour nous rappeler de ne pas trop nous éloigner du bord. Et je peux vous dire que ça bardait si, par accident, nous l’éclaboussions."

Comment a-t-elle réussi à concilier sa carrière professionnelle et son métier de maman? "Je n'ai pas réussi", explique-t-elle. Non, elle n'a pas géré parfaitement sur les deux tableaux. Oui, il lui arrivait parfois de casser des assiettes en voulant préparer le souper trop vite.

"Le plus important n’est finalement pas d’être un parent parfait ni de trouver l’équilibre idéal entre vie privée et vie professionnelle. C’est nettement plus amusant de rire de sa maladresse que de poursuivre la quête illusoire de la perfection".

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