Les Françaises seraient les Européennes les moins épanouies sexuellement

Les confinements successifs et les règles sanitaires n'ont pas été sans conséquence pour les femmes.

Les Françaises seraient les Européennes les moins épanouies sexuellement
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Est-ce que ça coincerait sous la couette chez nos voisins les Français? Selon une nouvelle étude réalisée par l’Ifop pour The Poken Company, la vie sexuelle des Françaises aurait été mise à mal par les différents confinements. En effet, un manque d’activité et de satisfaction sexuelle ont été pointé chez les femmes en Europe, et plus particulièrement en France. 35% se disent insatisfaites, alors que la moyenne européenne n'est qu'à 28%, soit 4% de plus par rapport à 2016.

L'Europe semble fragmentée entre le nord et le sud en ce qui concerne la satisfaction sexuelle. En effet, on observe que 30% des femmes sont insatisfaites en Italie, 28% en Espagne, 27% au Royaume-Uni, et seulement 23 % en Allemagne. Les Française apparaissent également comme étant les plus déçues sentimentalement, avec un score de 28%, tout comme celui du Royaume-Uni.

La fréquence des rapports sexuels est également en berne depuis le début de la pandémie. Réalisée en mars 2021, l'étude révèle qu'un tiers des Européenne (37%) n'avait pas eu de rapport au cours du dernier mois écoulé, soit 5% de plus par rapport à 2016. À ce sujet ce sont les Britanniques qui arrivent en tête (47%), suivi de près par les Françaises (41%). L'inactivité sexuelle a augmenté de 10% en cinq ans chez ces dernières, la plus forte hausse enregistrée en Europe.

"Il est vrai que les principaux impacts de la crise sur la santé psychologique des populations sont tous de nature à altérer la libido et/ou l'épanouissement sexuel. Il n'en reste pas moins nécessaire de rester prudent sur l'importance du 'Covid' dans cette baisse de l'activité sexuelle dans la mesure où plusieurs études aux États-Unis ou au Royaume-Uni montraient déjà cette tendance à la baisse chez les jeunes adultes avant la crise sanitaire", explique François Kraus de l'Ifop.

Enfin, l'étude révèle également que les femmes sont de moins en moins nombreuses à pratiquer des jeux sexuels à tendance dominatrice pour l'homme. Ainsi par exemple, l'éjaculation faciale est passé de 31% à 26% en Europe. La baisse se remarque particulièrement en Espagne et en France. "Cette enquête montre bien une tendance générale à une autonomie sexuelle croissante des Européennes sous l'effet d'un changement des représentations culturelles et des discours publics sur le sujet qui ne sont pas sans effet sur le contenu même de leur répertoire sexuel", conclut François Kraus.