Cette semaine, je vais vous donner les clés pour repérer la manipulation et ses pièges ! Nous le savons, les manipulateurs sont parmi nous et si vous aviez tendance à tomber dans leurs pièges facilement, voici quelques éléments qui pourraient vous aider. C’est parti ! La chronique de Julie Arcoulin, spécialiste en développement personnel et relationnel.


Qu’est-ce que la manipulation ?

Manipuler c’est utiliser l’autre pour obtenir quelque chose ou quelqu’un et ce sans réciprocité. Le manipulateur (ou la manipulatrice) se sert d’outils imparables et appuie sur les boutons efficaces, sur votre tableau de bord à vous, pour vous manipuler et obtenir de vous absolument ce qu’il/elle veut.

Les manipulateurs sentent et repèrent les boutons efficaces pour vous, ce sont ces boutons que vous pouvez travailler pour éviter de (re)tomber dans les pièges de la manipulation.


À quoi reconnaît-on qu’on est manipulé(e) ?

Plusieurs repères existent afin de vous rendre compte que vous êtes manipulé(e) :

  • Après une discussion, un moment passé avec un(e) manipulateur(trice), vous vous sentez mal, comme vide.

  • Vous vous demandez si vous ne devenez pas fou ou folle.

  • Vous vous remettez en cause de façon permanente, vous avez tendance à prendre les torts sur vos épaules.

  • Vous vous sentez coupable.

  • Vous vous sentez responsable de l’autre.

  • Vous avez l’impression que quoi que vous fassiez, ce n’est pas bon ou pas ce qu’il/elle attendait.

  • Vous vous sentez stressé(e), sur la défensive.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive, mais regroupe les traits les plus communs que je rencontre chez les personnes manipulées, que ce soit en atelier ou en consultation. Si vous vous reconnaissez dans ces critères, je pense que lire la suite pourrait vous être utile.


Comment repérer la manipulation ?

Les manipulateurs utilisent toujours les mêmes outils, les connaître permet de les repérer et de ne plus tomber dans les pièges qu’ils vous tendent. En voici quelques-uns :

  • La culpabilisation : pensez à soigner ce bouton, s’il est efficace c’est qu’il y a quelque chose à nettoyer chez vous.

  • La victimisation : son sport favori ! Vous êtes le grand bourreau et lui la grande victime. Et comme vous avez sûrement un bouton « sauveur », vous entrez dans le triangle infernal ! Difficile d’en sortir sans admettre que chacun à ses responsabilités et est capable de se prendre en charge. Vous n’êtes pas obligé(e) de porter tous les malheurs du monde sur vos épaules. Chacun sa charge.

  • Rejet de ses responsabilités sur les autres : l’enfer c’est les autres. C’est bien connu. Pas question pour le manipulateur de prendre ses responsabilités et de se remettre en question. Il s’arrange toujours pour que quelqu’un d’autre porte le chapeau. Et vous, encore une fois, en bon sauveur, vous prenez. Rendez aux autres ce qui leur appartient.

  • Aucune demande n’est claire et explicite : l’une de ses grandes spécialités également. Le champion/la championne des demandes entre deux portes, pas très claires et floues. Son objectif ? Pouvoir vous mettre sur le dos tout ce qui ne tourne pas rond. « Mais je n’ai pas du tout dit ça. » « Tu as mal compris ! » Cela vous parle ?

Si vous reconnaissez ces mécanismes, s’ils vous font penser à l’une de vos relations, peut-être bien que vous êtes face à un (ou une) manipulateur(trice). Je ne le dirai jamais assez, c’est l’accumulation des plusieurs facteurs qui permet de faire penser à une relation d’emprise et de manipulation. Attention, quand même, aux étiquettes trop vite collées.


Comment se protéger des manipulateurs et manipulatrices ?

Avant tout, il est intéressant de comprendre pourquoi vous tombez sur ce genre de personnes. Cela vous permettra de ne plus retomber inlassablement dans les mêmes schémas.

Voici quelques éléments qui vous permettront de vous protéger des manipulateurs et ne plus tomber dans les pièges relationnels qu’ils vous tendent :

  • Poser et faire respecter ses limites : vous n’êtes pas obligé(e) de dire oui à tout et tout le temps. Vous avez le droit de dire non et de refuser les mauvais traitements relationnels. Si vous ne les refusez pas, qui le fera ?

  • Obtenir des réponses aux questions « Qui ? » « Quand ? » « Quoi ? » et « Comment ? » : évidemment, ce n’est pas gagné. Mais au moins vous pourrez valider que quelque chose cloche.

  • Contre-manipuler : par de petites phrases simples et courtes comme « C’est ton point de vue », « Je ne partage pas ton avis », « C’est ton opinion », « Cela n’engage que toi »,… Mais attention, la contre-manipulation est comme mettre un sparadrap sur une fracture ouverte, ça ne tient pas !


N’oubliez pas le mot d’ordre si vous êtes dans une relation avec un manipulateur ou une manipulatrice : FUYEZ !

À la semaine prochaine.

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