On sait que la ménopause est associée à des symptômes peu sympathiques mais pas systématiques. Mais saviez-vous qu’ il ne s’agit cependant pas d’une période transitoire. Elle peut durer plus de 30 ans !

Il y a des mots comme ça qui – allez savoir pourquoi –, prononcés dans une banale conversation, ne laissent pas impassible. Ménopause est de ceux-là. Selon les cas, il fait sourire les uns – plus souvent les hommes –, ou en met d’autres – plutôt les femmes – dans l’embarras, quand il ne les effraie pas carrément. Connotée qu’est la ménopause et associée à un redoutable tableau de symptômes ni spécifiques, ni systématiques, mais souvent peu sympathiques, allant des bouffées de chaleur aux troubles de l’humeur, en passant par les sueurs nocturnes, fuites urinaires, prise de poids, diminution de la libido, vieillissement de la peau, ostéoporose ou sécheresse vaginale, pour ne citer que ceux-là.

Une étape simplement naturelle

Or, si l’on en juge par la définition, il ne s’agirait de rien d’autre que d’une étape naturelle dans la vie d’une femme, en l’occurrence l’arrêt irréversible du fonctionnement des ovaires et, par extension, de la fin de la période féconde. Il n’empêche, si les réactions ont quelque peu évolué et s’il n’est plus rare qu’au cours d’un dîner entre copines quinquas, le sujet soit évoqué sans complexe, il reste malgré tout encore plus qu’un tantinet tabou.

Evoquer des problèmes d’inconfort vaginal poserait, pour certaines femmes, problème même dans le cabinet médical. “ Et puis, mea culpa, il faut reconnaître que l’on n’a ou que l’on ne prend pas toujours le temps nécessaire pour discuter de tous les aspects liés à la ménopause”, admet le Pr Serge Rozenberg, gynécologue. “Or, il existe manifestement un manque de compréhension et de connaissance à ce sujet.

D’après une enquête réalisée auprès de 700 femmes belges ménopausées, par la Société belge de la ménopause (BMS) et le laboratoire pharmaceutique Mylan, 61 % des femmes considèrent la ménopause comme une période transitoire alors que, avec une espérance de vie de 83 ans aujourd’hui, elle représente, en moyenne, pas moins d’un tiers de leur vie.

Un concept à expérimenter

C’est dire le besoin d’une sensibilisation et d’une information qualitative sur ce sujet”, souligne le médecin qui sera présent, parmi d’autres, au premier Ménopause-café qui se tiendra ce samedi 17 octobre, à l’occasion de la journée mondiale de la ménopause, à partir de 17 h, dans l’Orangerie du Jardin botanique de Meise (*).

Le concept de cette première belge organisée à l’initiative de la BMS ? Inviter les femmes qui se sentent concernées à “ partager leur expérience de manière informelle, encadrées par des experts. ” Rythmé par des ateliers interactifs, ce premier Ménopause-café a pour but avoué d’encourager le dialogue et briser les tabous. La formule y arrivera-t-elle ? A voir. Et si elle rencontre le succès escompté, elle sera par la suite organisée dans d’autres villes du pays (Namur, Gand, Anvers, Liège…).

(*) Inscription gratuite mais obligatoire : www.menopausecafe.be


Bien vu!

A la maternité, on se souvient avoir reçu en cadeau de bienvenue pour l’arrivée du petit chou, un colis. Bleu ou rose – selon le sexe du bébé –, il était rempli d’échantillons et brochures en tous genres, censés informer et fidéliser la maman aux produits généreusement offerts en la circonstance.

A l’université, on s’est vu remettre entre les mains un autre Welcome pack, version étudiant celui-là.

Au Ménopause-café, mais aussi à la consultation de certains gynécologues, les femmes censées approcher ou être entrées de plain-pied dans “cette nouvelle étape de leur vie” auront le grand bonheur de se voir gratifiées d’un Ménopack. Chouette ! Ouvrons-le et qu’y trouve-t-on ? Des brochures pour “Voir la vie en rose, avec la ménopause…” et tout savoir sur le sujet : comprendre ce qui se passe, apprendre les conséquences et connaître les traitements. A côté des deux échantillons de produits cosmétiques, on découvre un mètre ruban calculateur d’indice de masse corporelle, un podomètre pour compter si l’on a bien fait les 10 000 pas quotidiens recommandés et – ô joie – un tube de crème sans hormone, à appliquer en cas de sécheresse vaginale.

Outils pratiques

Voir la vie en rose, avec la ménopause… C’est ce que propose l’une des brochures du Ménopack. “ Votre mode de vie peut fortement influencer les symptômes de la ménopause , y souligne-t-on, et donc leur impact sur votre qualité de vie” . Ainsi, l’activité physique doit être régulière, modérée et bien planifiée. Par exemple, une pratique de trois fois 30 minutes consécutives par semaine. On y parle aussi équilibre alimentaire et bien-être psychologique. “A 50 ans, les femmes sont au milieu de leur vie, et leur maturité leur permet d’œuvrer activement à leur épanouissement personnel. La ménopause n’est pas un tabou. N’hésitez pas à en parler ouvertement avec votre médecin mais aussi avec votre entourage.”

Une application éducative sur la ménopause, ses implications et les traitements a également été lancée par la BMS, en collaboration – ne soyons donc pas dupes ! – avec le laboratoire pharmaceutique Mylan. Elle est disponible en plusieurs versions : Web, App Store et Google Play.