20h14 :

Je tombe le nez dans mon potage. C’est décidé, ce soir, je ne regarde pas de série, et c’est une décision forte car quand je regarde un épisode de ma série fétiche, en fait, j’en regarde quatre et puis j’erre jusqu’à mon lit, à 1h00 du matin.

20h19 :

Ablutions faites, je file au lit et remonte la couette jusqu’au menton. La nuit va être longue… Quel délice de penser aux heures ainsi rattrapées dans les tranches horaires les plus réparatrices (à ce qu’on dit).

20h20:

Une pensée nous mène à une autre : en remontant la couette jusqu’au menton, on a pensé au gag de Haddock qui, dans “Coke en Stock”, se demande s’il va dormir avec la couverture sous sa barbe. Ou sur sa barbe. Heureusement, on n’a pas de barbe !

20h21 :

On tapote l’oreiller avec la gourmandise de celui qui a des heures de sommeil en retard.

20h22 :

Oups, heureusement qu’on n’a pas directement plongé dans la piscine de Morphée; car d’accord on se couche tôt, mais de là à ce qu’on se réveille de notre propre chef, faut pas rêver. On rallume la lampe de chevet pour activer le réveil-matin.

20h30:

Mauvaise idée d’avoir pour réveil matin son smartphone. On a allumé ledit téléphone et vu qu’on avait deux notifications… On n’a eu la force de ne pas regarder les notifications mais c’était des mails pas intéressants, donc on les a niés. Par contre, on n’a pas résisté à l’envie d’envoyer un SMS rigolo à un autre couche-tard de notre connaissance :

- Devine qui est au lit ?;-)
- Non c’est pas vrai ?… Mais tu es malade ?

Après l’envoi de l’emoji, on décide qu’on va faire de même.

20h41 :

On s’est relevé parce qu’on avait oublié de se mettre de la crème de nuit. Et pour une fois qu’on peut se tartiner à une heure décente. (A une heure du mat', on passe toujours cette étape-là…)

Il paraît que la crème de nuit c’est comme le sommeil. Si on n’en a pas assez, on vieillit prématurément.

20h49 :

On a coupé le chauffage, pour bien dormir; on dort mieux quand il fait frais c’est bien connu. Tout à coup, la plante verte postée dans un coin de la chambre est regardée avec un œil noir : il paraît que les plantes vertes ça intoxique le sommeil, alors hop, la plante verte finit dans la salle de bain pour la nuit. Douche froide.

20h53 :

De retour au lit après avoir branché le smartphone/réveil-matin sur le secteur. Il manquerait plus que le réveil actionné par nos soins à 20h22 n’ait plus de jus pour nous réveiller demain matin. Ah, demain matin, c’est encore loin. On se recouche, douillettement.

21h12 :

Curieux, comme s’agiter en période pré-couchage donne un sacré boulot ensuite pour se calmer. On sent notre cœur battre un peu trop fort dans notre poitrine, on respire profondément. Mais pas trop quand même, il faudrait pas se mettre à hyperventiler, en sus.

Si à 21h30, on dort pas on prend un cacheton.

21h29 :

Ah non, c’est pas vrai, il va être 21h30 et je ne dors pas de mon propre chef.

21h31 :

On farfouille dans l’armoire à pharmacie en quête d’un médicament pour dormir. A base de plantes, ce serait mieux… Même si c’est pas magique…

22h12 :

Comatage pas terrible, le médoc nous fait planer dans un état second.

On pense subitement à cette chose qu’on ne doit pas absolument pas oublier demain. On ouvre les paupières en luttant. On allume le téléphone/réveil-matin/carnet de notes… Surtout ne pas regarder les notifications.

22h18 :

La to do list pour demain est faite. Ouf, allez on se détend, et on se remet sous la couette.

3h00 :

Le petit a pleuré, non ?”. La question vient de l’autre côté du lit. Cet autre côté avait pourtant promis d’être autonome cette nuit, car j’avais des velléités de me coucher tôt. Et dormir.

3h10 :

Il pleure, c’est manifeste.

3h48 :

Il ne pleure plus. Tout le monde est debout et en forme. Mais comme il est tout à fait nuit, le lit a l’air l’endroit le plus indiqué où stationner.

4h00 :

On n’a plus sommeil. Alors, on se relève et on va faire du thé. Et franchement, si quelqu’un nous dit que le thé, ça empêche de dormir, on lui fait une camomille pour le faire taire.

Précision finale : On ne vous l’avait pas dit, mais cette scène a eu lieu possiblement un dimanche soir. La nuit où on stresse un poil pour le lundi matin.


Découvrez le dossier complet sur le sommeil dans le Quid de ce samedi 9 avril.