Une récente enquête lève le voile sur certains comportements amoureux sur le lieu de travail.

Ce sont peut-être les personnes que l'on côtoie le plus dans notre vie: les collègues. Normal, dès lors, que des liens se crées au fur et à mesure du temps. Ils peuvent être de nature amicale, bien sûr... mais peuvent également devenir plus affectifs. Et selon une enquête réalisée par Tempo-Team, un quart des salariés belges reconnaissent avoir déjà flirté sur leur lieu de travail avec un collègue. Autre chiffre, 20% d'entre eux affirment avoir déjà embrassé un collègue, tandis que seulement 14% ont sauté le pas.

Mais cette situation n'engendre pas toujours une relation longue durée: 10% de ces "flirts professionnels" débouchent sur une longue histoire, tandis que 20% sur une relation brève. Qui peut parfois avoir de fâcheuses conséquences. C'est bien pour cela que plus de la moitié (54%) des travailleurs préfèrent éviter ce genre de relations. Un quart des personnes sondées expliquent même être irritées par un "flirt trop appuyé". La subtilité est donc le maître-mot dans ce genre de situation, tout comme la discrétion, surtout quand on sait que 78% des sondés craignent d'être la cible des potins si chers aux abonnés à la machine à café.

Mais l'impartialité peut-elle être garantie en cas de liaison au boulot ? Non, selon 52% des personnes interrogées, qui estiment qu'il peut alors y avoir un "traitement préférentiel", voire carrément une promotion plus rapide (en tout cas pour 36% d'entre elles). Chiffre que chacun interprétera comme il le voudra: un salarié sur 10 serait prêt à entamer une relation avec un supérieur pour booster sa carrière.

Au niveau légal, rien n'interdit à deux personnes de se fréquenter sur leur lieu de travail. "Dans un arrêt, la Cour Européenne des Droits de l'Homme a estimé qu'une certaine tolérance s'imposait dans le respect de la vie privée du personnel sur le lieu du travail", explique Stefan Nerinckx, avocat chez Fieldfisher et professeur en droit du travail à la Hogeschool Universiteit Brussel. "Il est souhaitable que l'employeur fixe une ligne de conduite, en précisant par exemple qu'il peut intervenir dans certains cas et prendre les mesures nécessaires que lui confère son autorité. Le comportement des tourtereaux ne peut en effet influencer négativement les activités professionnelles. À cela s'ajoute le risque de diffusion de données confidentielles, des évaluations subjectives du personnel, le harcèlement (sexuel) sur le lieu du travail, etc. Dans certains cas, une relation amoureuse peut même être une cause de licenciement pour faute grave. Un code comportemental clair pour tous est donc vivement recommandé."