Patrick Collignon, coach d’épanouissement, donne des clés pour s’apporter sa propre reconnaissance et faire fi du regard des autres

Le besoin de reconnaissance est un besoin universel. "Il est constitutif à l’être humain", explique Patrick Collignon, coach d’épanouissement bruxellois et auteur du livre "enfin libre d’être moi".

Notre société et nos vies nous poussent à souffrir du manque de reconnaissance. "Je rencontre souvent des personnes avec des problèmes de reconnaissance de l’existence ou souffrant par le manque de reconnaissance de la valeur de ce qu’on fait et de ne pas recevoir le retour attendu."

Il précise qu’il existe "une différence entre la soif de reconnaissance, le besoin de reconnaissance et le manque de reconnaissance. La soif, c’est le basique, notre capacité à collaborer. Il faut se rendre compte qu’on est face à un autre être humain et le lui faire savoir. Lui faire savoir s’appelle un signe de reconnaissance : il existe et il a de la valeur pour travailler ensemble. On ressent ça tous les jours quand on dit bonjour, qu’on prend quelqu’un dans les bras…"

Il y a ensuite le besoin de reconnaissance. "On adapte un minimum son comportement pour recevoir ce dont on a besoin. Il y a une attente, on aimerait que l’autre agisse. On a tendance à adopter des comportements." Le manque, enfin, c’est le fait qu’on n’a jamais assez de reconnaissance.

Le livre qu’il a écrit est un ouvrage court. Il pousse les gens à se poser des questions et y répondre. "C’est un livre fait pour faire bouger les gens", dit-il. "Pour moi, le changement, ça se fait en trois phases. Un, prendre conscience que quelque chose cloche, d’une difficulté. Deux, changer de point de vue par rapport à cette difficulté. Trois, changer de comportement par rapport à cette difficulté."


Il livre trois conseils pour se sentir mieux :

"Il y a une phrase d’Oscar Wilde qui me plaît beaucoup : soyez vous-mêmes, tous les autres sont déjà pris ! Pour moi, il y a, dans la reconnaissance, deux pistes : d’une part, avoir sa quantité d’énergie de tous les jours dans les relations qu’on a. C’est de la reconnaissance interpersonnelle. Et le deuxième chantier, c’est s’apporter sa propre reconnaissance de manière à ne plus être dans le manque ou dans le besoin. Pour nourrir la première, il faut demander ce dont vous avez besoin et faites l’effort de regarder le positif chez l’autre et le lui dire ! Ce sont deux conseils de base. Faites au moins un compliment par jour à toutes les personnes que vous aimez. Ça ne mange pas de pain et ça risque de les mettre dans une boucle vertueuse où ils vont en faire aussi. Vous générez cette centrale de compliments et d’énergie positive. Ensuite, demandez ce dont vous avez besoin ! L’autre ne sait pas ce dont vous avez besoin. "

Pour l’autoreconnaissance, il conseille de trouver la réponse à une question : "Quel était le héros de votre enfance (avant 10 ans) et quelle était sa principale qualité ? Moins la réponse est évidente, mieux c’est. Parce que cette qualité-là, c’est la vôtre. Vous l’avez depuis que vous l’avez perçue chez les autres. La deuxième chose, c’est vous rappeler de 5 qualités que vous avez. Se les avouer, se les dire en se regardant devant le miroir et puis, le dire à quelqu’un de confiance."


--> Enfin libre d’être moi, Besoin de reconnaissance et peur du regard de l’autre : j’ai passé le cap !, Patrick Collignon, Ed. Eyrolles.

© D.R.