Les marathoniens, des hommes attirants ? Si des joggeuses s'en amusent en publiant des clichés sur Instagram (voir plus bas), c'est une étude qui tente de le démontrer. Les chercheurs mettent en corrélation le potentiel reproductif des coureurs de fonds avec leurs performances sportives.



C'est au département d'anthropologie biologique de l'université de Cambridge que les recherches ont été menées. Les prestations de 542 coureurs (439 hommes et 103 femmes) ont été analysées. Le constat? Les plus performants ont été exposés avant la naissance à un taux plus élevé de testostérone. Du point de vue évolutionnaire, ces hommes présentent donc certains avantages, comme un plus grand nombre de spermatozoïdes, une libido plus prononcée et un cœur plus solide. Le marathonien ne serait donc pas efficace que pour le sport d'endurance, mais aussi pour la reproduction.

D'ailleurs, lorsqu'on se replonge dans la vie de nos lointains ancêtres chasseurs et cueilleurs, la « femelle » repérait vraisemblablement son partenaire sexuel à sa capacité à courir (un critère important qui permet de se procurer plus facilement à manger). « L’observation d’un lien entre l’habileté dans la course d’endurance et le potentiel reproductif suggère que les femmes à l’époque des chasseurs-cueilleurs ont pu observer la course comme le signe d’un bon partenaire de reproduction », explique l’auteur principal de l’étude, le Dr. Danny Longman.

Tout serait-il lié à la longueur de l'index?

Visiblement, les mains des hommes en disent long sur leurs capacités de reproduction. Les chercheurs ont donc mesuré la longueur des doigts d'un grand nombre de marathoniens.

Il s'agit de « l'indice de Manning », le rapprochement entre la taille de l'index et l'exposition à la testostérone prénatale. Donc en gros, cela voudrait dire que les hommes aux grands index sont de bons reproducteurs. Ce qui est le cas, selon les recherches, pour les marathoniens les plus performants.