On les connaît depuis longtemps, déjà au début du XXe siècle, des médecins en parlaient avec enthousiasme et en 1907, le prix Nobel de l’institut Pasteur Eli Metchinikoff, nous expliquait comment fonctionnait les probiotiques. En 2001, l’OMS et la FAO reconnaissaient « que les probiotiques comme micro-organismes vivants, qui lorsqu’ils sont consommés en quantités adéquates, ont un effet bénéfique sur la santé de l’hôte. » Rien de tel pour renforcer nos intestins !

Les probiotiques sont les bonnes bactéries de notre système digestif que nous appelons flore intestinale ou désormais plus facilement microbiote intestinal, on les trouve également dans le vagin et la bouche. Ces bonnes bactéries sont indispensables à la digestion. Ce sont elles qui vont, entre autres, décomposer le chyme alimentaire qui passe dans nos intestins. On en trouve en grande quantité dans certains produits laitiers comme les yaourts mais aussi dans les produits fermentés comme le kéfir, le kombucha, la choucroute et tous les dérivés du soja (shoyu, tamari, miso, tempeh, …) Pour se refaire une belle flore, "il nous faut, lors du repas du soir, un minimum de cinq milliards de ces bonnes bactéries", nous expliquait Terry Lidarssi, naturopathe spécialisée en nutrition. Sauf que… un peu de malbouffe par ci, de l’alcool par là, des antibiotiques là-dessus, la sédentarité et des repas pris sur le pouce en sus et voilà le microbiote vitedéséquilibré : il nous manque des milliards de bonnes bactéries pour réguler tout ça. On considère que 90 % des gens connaissent des problèmes intestinaux de façon régulière. Rien de grave mais gaz, ballonnements, diarrhée ou constipation apportent un inconfort bien gênant au quotidien.

Comment les choisir ?

En plus, les probiotiques font aussi partie intégrante de notre système immunitaire. Un intestin qui va bien et c’est tout l’organisme qui se porte mieux car "tout fonctionne comme l'engrenage d'une montre : sommeil, digestion, énergie, bien-être, bonheur, alimentation, repos, loisirs, nourriture intellectuelle", explique Terry Lidarssi.

Prendre des probiotiques en compléments alimentaires en cure ou de façon régulière peut donc être bien utile. Mais lesquels choisir ? Il en existe deux grandes catégories : provenant de souches animales ou de souches humaines. Ces derniers « sont bien plus efficaces puisqu’ils arrivent à 90 % dans l’intestin et en colonisent l’ensemble, à la différence des souches animales qui ont des difficultés à passer la barrière acide de l’estomac et qu’on retrouve davantage au milieu de l’intestin », décrit Nicolas Alvarez-Rodriguez, de San Probiotics, (le site) une société belge travaillant uniquement avec deux sous-traitants belge dont le laboratoire THT de Gembloux pour la fabrication des souches. L'entreprise a été créée en 1988 et vend des compléments alimentaires type probiotiques depuis 16 ans. "Ce type de produits est très contrôlé et nos ferments sont garantis sans additif et sans colorant, sans conservateur, sans lactose et sans gluten, avec une traçabilité totale sur l’origine des souches d'origine humaine", énumère le spécialiste.

Souches... humaines ? On peut être rassuré : si elles proviennent bien, à la base, d'une personne vivante et saine, elles sont élevées en culture "selon un processus extrêmement encadré, ayant prouvé leur innocuité et leur bonne tolérance", explique Nicolas Alvarez-Rodriguez qui précise encore que ces ferments "adhèrent mieux aux cellules de la muqueuse intestinale pour permettre un échange d’informations et par exemple stimuler l’immunité". Pour les enfants, en cas de tourista, pour rééquilibrer la flore en cas de prise d'antibiotiques, en version senior ou féminine, pour rendre plus lisse la muqueuse intestinale (Saccharomyces Boulardii) : les probiotiques ont de nombreux atouts et ce, " à tout âge ".

Soutenir la bonne santé

Problème : il est difficile de comprendre directement d’où viennent les souches et en grande majorité les sociétés travaillent avec des souches d'origine animale (c'est moins cher et moins long à produire). Préférez toujours les produits sur lesquels les souches bactériennes sont précisées. Les sociétés utilisant des souches d'origine humaine le signalent à chaque fois. Les autres, non.

L’appellation "complément alimentaire" brouille aussi un peu la donne, les sociétés commerciales ne pouvant pas préciser clairement ce pour quoi sont conseillés tel ou tel ferment. " Le consommateur doit faire l’effort de se renseigner par lui-même, il peut nous écrire par exemple et nous envoyons alors la liste des ferments et leurs indications précises ", souligne encore le manager " Heureusement, le fait de se complémenter avant d'être malade commence à faire son chemin en Europe alors que c'est très développé aux Etats-Unis et en Asie ". Et en quelques jours, on sent déjà une éclaircie intestinale, explique un habitué.

On peut aussi demander conseil à son médecin.