Le burnout est devenu ces dernières années un sujet d’actualité mais sa définition semble être difficile à cerner. On parle de dépression, de manque d’enthousiasme, de perte de motivation, de fatigue chronique, etc. Le terme est pourtant simple à définir : burnout du verbe to burn : brûler, et out : à l’extérieur. Le burnout est donc une consommation (excessive) d’énergie vers l’extérieur, provoquant divers symptômes comme décrits plus haut mais aussi des douleurs chroniques, une perte de libido, une prise de poids, etc.

Les causes du burn out sont en général attribuées à l’environnement ou à la faiblesse psychologique de la personne face à celui-ci. C’est donc difficilement mesurable.
Cependant, l’état psychologique d’une personne est influencé par son équilibre hormonal et cet équilibre est influencé par nos habitudes et comportements. A partir de là, le burnout devient plus facilement mesurable. Il suffit d’évaluer la production de cortisol sur une journée par les glandes surrénales. Celles-ci ont pour objectif de réagir au stress, qu’il soit environnemental ou physiologique. Lorsqu’on évalue ces glandes, il est possible d’estimer leur fatigue sur une échelle de 1 à 4. Mais un simple questionnaire peut déjà évaluer le risque de burnout et permettre un ajustement au quotidien. Le cortisol ayant de nombreux bénéfices (anti-inflammatoire, anti-douleur, régulation de la glycémie, etc.) le dérèglement de sa production entraîne en effet de nombreux symptômes, bien au-delà de la simple perte de motivation.

Nous pouvons distinguer 7 sources de stress pouvant épuiser ces organes, progressivement et en silence.

  1. Le stress physique : douleurs chroniques, le manque d’exercie ou l’exercice physique intense, les soirées au-delà de 23h, etc.
  2. Le stress biochimique : consommation excessive de caféine, de sucre, une candidose intestinale, une déshydratation, etc.
  3. Le stress chimique : produits cosmétiques de pauvre qualité, détergents, vapeurs chimiques des tapis, etc.
  4. Le stress électromagnétique en excès: ondes GSM, wi-fi, etc.
  5. Le stress thermique : les changements de température, l’air conditionné, une chambre surchauffée.
  6. Le stress émotionnel qui peut prendre des proportions plus importantes : décès, maladies d’un être cher, prêt hypothécaire, etc.
  7. Et enfin le stress mental lié à l’éducation : le perfectionnisme, le rôle de sauveur, etc.

Le burnout est donc une addition de tous ces stress qui s’accumulent au fur à mesure des années jusqu’à faire déborder le vase. Car si nous comparons la vie d’aujourd’hui à celle de nos grands-parents, le confort s’est amélioré mais les stimulations ont énormément augmenté. Le burnout survient donc par manque de repos du système nerveux et hormonal face à une addition de plusieurs sources de stress.

Une métaphore utile est celle de la voiture. Le meilleur moyen de griller votre moteur, c’est d’aller dormir en laissant le moteur tourner pendant toute la nuit et le lendemain, monter en voiture à toute vitesse en restant en deuxième, même sur l’autoroute. Dans ce cas, inutile de prendre des leçons de conduite ou changer d’itinéraire. Il est surtout temps de couper le moteur en soirée pour reprendre la route en toute sérénité le lendemain.

Un burnout se prévient et se gère donc dans une hygiène de vie équilibrée entre la stimulation et la relaxation. Rappelons que l’alcool et la télévision peuvent donner l’illusion de la détente mais qu’il en est autrement au niveau du système hormonal. Ce n’est ici qu’un exemple parmi d’autres... 

En consacrant 20 minutes par jour à des exercices de mouvement et respiration, on en retire un mieux-être impressionnant. Suivez la vidéo de David Germeau pour en savoir plus sur.