Les besoins de mouvements d’un enfant sont très importants pour son développement physique mais aussi psychologique et à plus long terme, sur le développement de son potentiel.

Un enfant est plein de vie lorsqu’il bouge, court, saute ou lance ce qu’il a sous la main. Et c’est normal car le mouvement c’est la vie. Ce qui nous semble naturel est pourtant bien plus, c’est véritablement essentiel. Le mouvement se développe de manière précise et organisée car il est en lien direct avec le développement du cerveau, ou est-ce le cerveau qui se développe de manière précis et organisée grâce aux mouvements ?

Je bouge donc je suis

Selon le Dr. Daniel Wolpert, la fonction du cerveau est claire et se confirme à travers la théorie de l’évolution : bouger est essentiel à la vie, au risque d’en perdre la tête. C’est en effet grâce aux observations de la « seringue de mer », qu’il a pu tirer ses conclusions. Ce petit invertébré, filtrant les mers et océans, finira par manger son propre cerveau lorsqu’il s’accroche à un rocher car une fois agrippé, il ne le quittera plus de toute son existence. Immobile, il n’a donc plus besoin de cerveau. Le Dr Wolpert en a conclu que la seule raison pour laquelle nous en avons un, c’est le mouvement.

Observons par exemple les tensions d’un enfant lorsqu’il écrit ou encore la raideur de son dos. La tendance serait de dire qu’il manque de psychomotricité fine dans le premier cas et qu’il n’est pas très souple dans le second. Mais nous pouvons aller plus loin. Ces tensions montre une sur-stimulation du système de survie, sans pouvoir l’évacuer, ce qui limitera tôt au tard sa capacité d’interactions sociales, de mémorisation ou de gestion du stress.

Les tensions non exprimées, les réflexes non levés ou encore l’hyperactivité ont par conséquent des conséquences sur le bien-être physique et mental de l’enfant et plus tard, sur l’adulte qu’il ou elle deviendra. Permettre à l’enfant de bouger et se développer harmonieusement est donc important et dans notre société c’est même le meilleur moyen pour l’enfant d’apprendre à dégager ses émotions, son stress, à se détendre voir même à garder l’esprit ouvert pour réagir aux défis de la vie et participer à un monde meilleur.

Et puis, il y a cette question de l’hyperactivité croissante chez l’enfant.

Que signifie ce taux en augmentation d'enfants hyperactifs ?

« (…) si nous observons les jeunes générations, nous remarquons vite leur envie de bouger et de faire bouger le monde, de le faire réagir. Le taux d’enfants diagnostiqués « hyperactif » est sans cesse croissant et jusqu’à aujourd’hui, les réponses se limitent à la prescription de médicaments à base de méthylphénidate. Et si nous allions au-delà des symptômes et que nous nous posions la question de savoir ce que cette hyperactivité veut nous dire ? Et si la jeune génération voulait nous indiquer qu’elle ne supporte plus le monde dans lequel elle vit : un monde toxique, de surconsommation, un monde agressif qui court à sa perte. (…). L’hyperactivité (symbolisant la fuite) serait donc une réaction spontanée et saine des enfants pour s’éloigner et dégager le stress qu’ils subissent afin de retrouver un monde serein dans lequel s’épanouir physiquement mais aussi émotionnellement, mentalement et spirituellement. Bouger pour sa survie ! » (Extrait de l’ebook «Etre en forme pour bien grandir » de David Germeau)

Bouger est donc bien un signe de vie, à faire sans restriction, de préférence en plein air … quel que soit le temps qu’il fait !

L’exercice physique commence dès le plus jeune âge et dans la vidéo qui suit, vous seriez même surpris de voir que c’est probablement beaucoup plus tôt que vous ne le pensez ! Découvrez également les effets les plus surprenants de l’activité physique à tout âge, de l’enfance jusqu’ à l’âge adulte.

Mais au fait, si l’exercice influence le développement physique, sociale et psychologique de l’enfant jusqu’à l’âge adulte, quel enfant étiez-vous ? Retrouvez plus d'infos bien-être sur www.inshapetogrow.com