Love & Sex

Nous avons déjà presque tous vécu une rupture amoureuse pénible. La douleur est parfois féroce et au moment même où cela se produit, on se demande si on pourra s'en sortir. Alors, on se morfond dans sa couette, avec le paquet de chips ou le pot de glace comme meilleur ami, que l'on pense! En réalité celui qui nous aide à sortir de la déprime, c'est notre cerveau. Selon des chercheurs américains, il serait même programmé pour surmonter cette épreuve.

Publiée dans la revue scientifique Review of General Psychology, cette étude prouve que les humains sont naturellement capables de tourner la page. Pour le prouver, des scientifiques des universités de Saint Louis et Cincinnati ont analysé la manière dont réagit le cerveau lorsqu'on tombe amoureux et vit une rupture. Les circuits cérébraux impliqués dans les relations amoureuses sont en fait identiques aux comportements addictifs.

L'amour, c'est donc comme la drogue?

Lorsqu'on est amoureux, on libère de la dopamine, de l'ocytocine et de l'adrénaline. Les zones de plaisir de notre cerveau sont largement sollicitées, comme avec la cocaïne. Selon les chercheurs, surmonter une rupture serait aussi compliqué que le sevrage à la drogue. « Une personne peut d'abord essayer de pourchasser son ancien partenaire. Mais si cela s'avère infructueux, le cerveau peut agir pour corriger certaines émotions et comportements, ouvrant la porte à de nouvelles attirances et à de nouvelles relations », explique le Dr Brian Boutwell au Daily Mail. Guérir prend du temps, comme de sortir d'une addiction. Mais, il y a de l'espoir: « Cela suggère que les gens vont s'en remettre; que la douleur s'en ira avec le temps. Il y aura une lumière au bout du tunnel » a-t-il ajouté.

D'ailleurs, lorsqu'on observe l'évolution, on se rend compte que les comportements amoureux sont liés à la reproduction, un impératif évolutionnaire. Du coup, ceux qui retrouvaient facilement un nouveau partenaire avaient plus de possibilités de procréer. C'est pareil avec la drogue, surmonter son addiction augmente ses chances de survie.