Nicolas Bedos de la mythomanie à la sincérité

Nicolas Bedos était invité sur le plateau de "On n'est pas couché" de Laurent Ruquier. Il y présentait son livre "Journal d'un mythomane: volume 1". Face à Audrey Pulvar, le cuir de l'humoriste s'est révélé moins épais qu'il n'y laisse paraitre.

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Nicolas Bedos de la mythomanie à la sincérité
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Si Natacha Polony, qui avouait "ne pas rire" aux blagues de Bedos, lui reconnaissait certes "un goût du verbe et un amour des mots", avec "une grande culture" à la Desproges, elle estime qu'il lui manque l'analyse politique qui "n'est pas emmerdante" chez le second parce qu'elle est présente "l'air de rien". Avec Nicolas Bedos, "on est dans le mainstream", attaquait Polony. "On referme ce bouquin et on a retenu que Nicolas Bedos nous a traité de connard toutes les deux trois lignes".

"L'impertinence, ca ne doit pas être le manque de pertinence", faisait valoir la chroniqueuse sur le plateau de France 2 ce samedi soir.

"Un peu répétitif", entamait pour sa part Audrey Pulvar. "Savoureux", admettait la chroniqueuse, avant de lancer un cinglant "à part pour faire du fric, ça sert à quoi?", laissant Nicolas Bedos un rien pantois... mais ne manquant jamais de répartie. "Elle me chauffe et tout juste quand je vais commencer à jouer elle me dit: 'dégage' ", répliquait le trublion.

Mais Nicolas Bedos n'est pas uniquement "celui qui se construit au fil des plateau télé". Pulvar rappelait la face cachée de l'humoriste, un temps victime de dépression et de paranoïa. "Là, vous n'étiez pas du tout dans la mythomanie mais en pleine sincérité". Ces mots faisaient apparaitre des larmes aux coins des yeux de l'humoriste, tout à coup déstabilisé. "Je ne regrette pas d'en avoir parlé, ça a pu aider certains dépressifs qui se croyaient foutus", a fini par répondre, à l'usure et après quelques pirouettes, Bedos.

Après la télé, les chroniques dans Marianne, la littérature, quels sont les projets de Bedos? "Il y a chez moi une jubilation dont je pourrait profiter un jour sur scène", a-t-il dit, en précisant, spéciale dédicace à son paternel, que "ça ne sera jamais pareil que... l'autre". Et puis, la sortie de trois films avant, peut-être, de se lancer plus sérieusement vers le grand écran.


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