Les iPads investissent l'Athénée Royal de Waterloo

Est-ce le début de la fin pour les tableaux noirs et les bonnes vieilles craies? À Waterloo en tout cas, l’Athénée Royal s’adapte aux nouvelles technologies. Et avec efficacité !

Yannick Natelhoff
Les iPads investissent l'Athénée Royal de Waterloo
©Natelhoff

Évoluer avec son temps. C’est le credo du corps pédagogique de l’Athénée Royal de Waterloo. Quelques mois après avoir fait l’acquisition de tableaux interactifs remisant les tableaux noirs et autres craies au placard, ce sont les iPads qui ont débarqué au sein de l’établissement scolaire, révèle ce jeudi La Dernière Heure.

Avec un objectif : permettre aux élèves d’apprendre leurs leçons tout en s’amusant. “Les enfants côtoient tous les jours les nouvelles technologies” , commente Isabelle Leclercq, la directrice de la section fondamentale de l’athénée. “Ils ont donc l’habitude de les utiliser. Souvent par jeu. Mais on peut également utiliser ces outils de façon didactique.”

Vingt-cinq tablettes numériques ont donc fait leur apparition dans les classes de 5e et 6e de l’établissement scolaire depuis une quinzaine de jours. Et elles sont d’une précieuse aide pour les professeurs.

Sur chaque tablette, des applications didactiques ont en effet été installées. Les élèves peuvent donc y faire des exercices de mathématiques, de français ou encore de géographie. En cas de faute, le programme avertit l’élève, qui peut donc mémoriser plus facilement ses erreurs et ainsi éviter de les répéter dans le futur. “Ce sont des applications qui permettent à l’élève de progresser à son rythme” , commente Gilles Schreve, professeur de 6e primaire. “Les données de l’enfant sont en effet enregistrées et, au fur et à mesure de la progression de celui-ci, les exercices se compliquent. Et, comme ces applications sont ludiques, l’enfant a plus l’impression de jouer que de travailler.”

Pas question pour autant de bannir définitivement les traditionnels cahiers et stylos. Ceux-ci resteront au menu. “Nous donnons nos leçons de manière classique” , confie Gilles Schreve. “Les tablettes servent de complément, d’aide à l’apprentissage. Plutôt que d’avoir des exercices identiques sur une feuille de papier, les tablettes offrent des exercices adaptés au niveau de chaque élève. Cela leur permet d’évoluer à leur rythme. Pas trop rapide pour les élèves qui éprouvent des difficultés, pas trop lentement pour les élèves un peu plus alertes et qui risqueraient de s’ennuyer s’ils devaient attendre les autres.”

Selon le professeur, ces tablettes devraient aussi permettre de couvrir plus rapidement le cursus scolaire. “Les enfants progressent plus rapidement. Certains refont même les exercices chez eux car ils s’amusent. On avance donc plus vite. C’est devenu un outil indispensable même s’il ne remplacera jamais le professeur.”

Un outil qui a un coût : 250 € par tablette, financé sur fonds propres par l’athénée. “Cela en vaut la peine” , assure Isabelle Leclercq. “Ces tablettes donnent une motivation supplémentaire à l’élève et une envie d’apprendre. Et cela permet aussi de réduire la fracture numérique entre certains enfants.”