Parler leur langue maternelle, c'est bon pour le bien-être des enfants

La ville de Gand a mené depuis 2008 une étude dans quelques écoles primaires (communales et catholiques) afin de voir s'il fallait ou non imposer l'usage du néerlandais sans exception.

Parler leur langue maternelle, c'est bon pour le bien-être des enfants
©Jean Luc Flemal
Belga

Pouvoir parler sa langue maternelle à l'école est bon pour le bien-être de l'enfant mais cela n'améliore pas ses capacités linguistiques, peut-on lire vendredi dans le quotidien De Standaard. La ville de Gand a mené depuis 2008 une étude dans quelques écoles primaires (communales et catholiques) afin de voir s'il fallait ou non imposer l'usage du néerlandais sans exception.

Dans ces écoles, les professeurs ont autorisé de temps en temps les élèves à parler leur langue maternelle, le turc, pour exprimer leurs sentiments, lors d'un travail de groupe ou s'ils devaient chercher quelque chose.

Deux écoles ont même poussé le projet un peu plus loin. Les enfants de première et deuxième primaire pouvaient apprendre à lire et écrire en turc, dans l'hypothèse que cela améliorerait leur compétence en langue, tant en turc qu'ensuite en néerlandais.

Des chercheurs de l'Université de Gand et de la KULeuven ont accompagné le projet et tirent deux conclusions dans leur rapport. L'usage informel de la langue maternelle est bon pour le bien-être des enfants, ils se sentent davantage sûrs d'eux et cela ne nuit manifestement pas à l'apprentissage du néerlandais.

Mais pour le groupe d'enfants qui pouvaient utiliser le turc de manière plus intensive, les résultats ne sont pas favorables à ce système. Leur connaissance en langue n'est pas meilleure que celle des enfants des autres écoles, que ce soit pour le néerlandais mais aussi pour le Turc. Ces enfants semblent toutefois également être mieux dans leur peau.