Ce lien entre divorce et échec scolaire

Une étude, basée sur des chiffres fournis par la Région flamande, affirme qu'il sera nettement plus compliqué pour un enfant issu d'une famille monoparentale d'obtenir un diplôme dans l'enseignement supérieur. Explications.

Ce lien entre divorce et échec scolaire
©Reporters
Rédaction web

La KUL s'est livrée à une étude dont les résultats risquent de faire parler d'eux. Selon les scientifiques louvanistes, les enfants de divorcés auraient moins de chance de réussir à l'école. Cette étude, basée sur des chiffres fournis par la Région flamande, affirme qu'il sera nettement plus compliqué pour un enfant issu d'une famille monoparentale d'obtenir un diplôme dans l'enseignement supérieur.

Le parcours scolaire des enfants de couples séparés serait semé d'embûches. En effet, on a constaté que 25% de ces élèves doublent au moins une année, contre 20% seulement chez leurs camarades issus d'une famille nucléaire. Soit une différence notoire de 5%. Autre grande disproportion entre les diverses "classes" de collégiens en fin de secondaires: le taux de réussite dans le supérieur. L'étude de la KUL indique que seuls 4 ados dont les parents ne sont plus ensemble sur 10 arriveront au bout de leur cursus scolaire. Cinq élèves sur 10 qui auront, eux, des parents toujours en couple arriveront à terminer sa formation.

Les responsables de l'étude précisent également que le constat est plus flagrant chez les garçons que chez les filles. Ils reconnaissent en outre que l'environnement duquel sont issus les élèves a une influence sur leur réussite. Ainsi, les personnes provenant de milieux peu scolarisés ont plus de chance de connaître l'échec sur les bancs de l'école.

Simple reproduction sociale ? Non, selon la KUL, qui affirme que le stress dû au divorce, les moyens financiers limités et le manque de contacts avec les deux parents entraînent des difficultés pour l'élève. Une bonne raison pour l'université d'appeler à ce que les établissements soient mis au courant de la situation familiale de ses élèves.

Cliché ? Stigmatisation des fils et filles de divorcés ? Ce sera aux scientifiques de la KUL de répondre. Toujours est-il que ce postulat risque bien de provoquer des remous.

Si cette théorie se révélait vraie, on peut craindre une pénurie de diplômés au sein de notre pays. En effet, selon des statistiques données par www.belgium.be, 28 903 mariages sur 42 159 célébrés en 2010 se sont soldés par un divorce. Soit 2 sur 3. La Belgique va-t-elle voir son élite s'étioler à cause des parents qui décident de divorcer ? Peut-être une nouvelle étude pourra-t-elle à nouveau éclairer notre lanterne…

Sur le même sujet