Les chefs d'entreprise travaillent-ils trop ?

Un chiffre : 57,9 heures par semaine, c’est le temps exact que consacrent les chefs d’entreprise belges chaque semaine à leurs activités. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Association pour le Progrès Management (APM) auprès de près de 400 patrons.

Les chefs d'entreprise travaillent-ils trop ?
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So.B

Un chiffre : 57,9 heures par semaine, c’est le temps exact que consacrent les chefs d’entreprise belges chaque semaine à leurs activités. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée par l’Association pour le Progrès Management (APM) auprès de près de 400 patrons.

73 % ont d’ailleurs le sentiment que leur charge de travail s’est considérablement alourdie ces dernières années. Pour 75 % des sondés, créer aujourd’hui une entreprise se révèle plus difficile qu’il y a 10 ans. Et 86 % estiment qu’il est plus difficile de la faire vivre économiquement.

Principales causes de ce constat : un environnement politique défavorable (81 %) et économique décourageant (78 %). L’environnement social, lui, est considéré comme défavorable par 66 % des sondés.

Mais si on demande à un chef d’entreprise s’il conseillerait autrui de se lancer dans une carrière entrepreneuriale, 56 % répondent par l’affirmative.

Ce qui les motive : l’indépendance (40 %). La perspective de fortes rémunérations, elle, est très faible (11 %). Quant aux caractéristiques qui façonnent le chef d’entreprise, l’enquête cite le goût du risque (19 %), le courage (17 %) et le travail (10 %). Les qualités citées pour devenir chef d’entreprise ? Le dynamisme (40 %), la rigueur (39 %) et la créativité (39 %).

Difficile de trouver de nouvelles recrues

A peine deux entreprises belges sur dix (19 %) disposent en interne d’un successeur adéquat si un poste clé venait à se libérer. Tel est le constat principal d’une enquête internationale réalisée par Right Management auprès de plus de 2 000 seniors managers RH de 14 pays. Par rapport à nos voisins, nous nous situons au même niveau que la Hollande (23 %) et l’Allemagne (18 %).

En France, seule une entreprise sur dix (10 %) aurait un remplaçant apte à occuper une fonction de management. “C’est alarmant”, estime Femmie Van Aart, market vice president Central Europe chez Right Management. “Cette situation nuit à la continuité des entreprises.”

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