En quête d'argent, l'Elysée vend ses grands crus

"Les grands crus vont partir à l'étranger, comme dans les autres ventes de vin", juge l'expert Ambroise de Montigny. Des clients d'Asie, des Etats-Unis et de Russie sont attendus.

AFP
En quête d'argent, l'Elysée vend ses grands crus

La présidence française, en quête de ressources financières, vend aux enchères jeudi et vendredi 10 pc des 12.000 bouteilles de sa cave, espérant des envolées avec des crus rares lors d'une démarche inédite dénoncée par certains comme un bradage à l'étranger du patrimoine français. La vente débutera jeudi à 19h30. Les prix pourraient s'envoler, tant cette vente est symbolique. "Les grands crus vont partir à l'étranger, comme dans les autres ventes de vin", juge l'expert Ambroise de Montigny. Des clients d'Asie, des Etats-Unis et de Russie sont attendus.

Les bouteilles, qui ont, pour certaines, accompagné de grands moments de l'histoire de la Ve République", porteront une étiquette ronde, mentionnant leur provenance, "Palais de l'Elysée", avec la date de la vente. Au total, 1.200 bouteilles de la cave créée en 1947, sont mises aux enchères. Le choix de l'Elysée de vendre une partie de ses bouteilles vise à "permettre un renouvellement de sa cave par autofinancement", selon un communiqué de la salle de vente aux enchères Drouot. "Dans un souci de saine gestion, le produit de cette vente sera réinvesti dans des vins plus modestes et l'excédent sera reversé au budget de l'Etat", selon la même source.

Les Bordeaux et Bourgogne domineront lors de la vente. Des vins d'Alsace, de la Loire, de la vallée du Rhône et du sud-ouest sont également proposés. Les estimations vont de 20 à 2.500 euros. La plus haute revient à un Petrus de 1990 estimé entre 2.200 et 2.500 euros. La bouteille la plus ancienne date de 1936: un château Latour remis en bouteille en 1997. Un autre Latour, datant de 1961, fait partie des estimations les plus élevées, entre 2.000 et 2.200 euros.