La noyade, un des risques de l'été

Vous êtes nombreux à vouloir vous rafraîchir en plongeant dans l'eau. Cependant, les risques de noyade sont toujours présents. Même les nageurs expérimentés sont touchés. LaLibre.be vous propose quelques conseils.

La noyade, un des risques de l'été
©REPORTERS
Jessica Flament (st.)

Lorsqu'il fait beau, la tentation d'aller se baigner à la piscine, dans un lac, dans une rivière ou à la côte est très forte. Toutefois, cette activité n'est pas sûre à 100%. Les risques de noyade sont ainsi bel et bien présents et souvent sous-estimés. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 388 000 noyades sont recensées chaque année à l'échelle mondiale. Les enfants de moins de 5 ans sont les plus touchés. Mais personne n'est à l'abri. Comment reconnaître un cas de noyade?

Contrairement à une idée reçue souvent répandue, une personne en train de se noyer ne crie pas toujours. Simon Verdonck, coordinateur pédagogique à la Ligue francophone belge de sauvetage (LFBS), distingue deux types de noyade : « Lors d'une noyade dite 'primaire', la personne est en train de boire la tasse, elle va donc crier et se débattre, ce qui va se voir assez rapidement. En revanche, en cas de noyade secondaire, la victime va perdre conscience, à cause d'un malaise par exemple, ce qui fait qu'elle va se noyer silencieusement et couler ».

Ne pas hésiter à intervenir

L'intervention doit absolument être rapide : à chaque minute qui passe, le noyé a 10% de chance en moins de s'en sortir. Au bout de 3 minutes, des lésions irréversibles sont inévitables. Après 10 minutes, le noyé rend l'âme.

Simon Verdonck détaille les gestes simples à accomplir face à une personne en difficultés: « Si aucun maître-nageur n'est présent, il faut commencer par sortir la personne de l'eau. Pour ce faire, le mieux est de lui lancer un objet flottant comme une bouée ou un bout de bois ». De manière générale, il vaut évidemment mieux éviter de se mettre en danger pour secourir une personne en train de se noyer. Cela ne fera qu'augmenter le nombre de victimes...

Après avoir sorti la personne de l'eau, il faut immédiatement appeler le 112. Deux cas de figure sont alors possibles. D'une part, l'individu est conscient et reprend des forces, il suffit alors de le couvrir en attendant les secours qui vérifieront si tout va bien. D'autre part, la personne est inconsciente, il faut alors entamer un massage cardiaque. « Même si vous n'avez aucune formation, il ne faut pas avoir peur de tenter quelque chose. Il suffit d'appuyer sur la poitrine et de souffler à intervalles réguliers dans la bouche de la victime. Les gestes ne seront peut-être pas optimaux, mais c'est déjà mieux que rien », continue Simon Verdonck. Avoir son brevet de secourisme est bien entendu un plus. Il est d'ailleurs possible de le passer à la LFBS.

Les comportements à éviter

  • Éviter de se surestimer en nageant « le plus loin possible » dans la mer pour épater les copains. Dans certains cas, la personne a du mal à revenir vers la côte.

  • Respecter les drapeaux de couleurs: si le drapeau est rouge, c'est qu'il y a des risques de tourbillons ou que le courant est trop fort. La baignade est par conséquent interdite.

  • L'hydrocution : C'est un phénomène qui se produit lorsque le corps est chaud et l'eau trop froide. « Lorsque les jeunes plongent dans des carrières, ils perdent conscience en pénétrant dans l'eau à cause de la différence de température », prévient Simon Verdonck.

  • Rester en alerte : Si votre enfant se baigne, il ne faut jamais le quitter des yeux. De même, si vous possédez une piscine chez vous, il est essentiel d'en empêcher l'accès avec des barrières pour éviter que l'enfant n'y plonge par mégarde. A noter que les barrières seules ne remplacent pas l'attention des parents.

  • Nager en étant fatigué, ou sous l'emprise de l'alcool.

Avec ces bons conseils, vous êtes maintenant parés pour une baignade en toute sécurité.

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