Les héritiers du comte de Paris récupèrent leurs trésors

Les biens du "trésor des rois de France", dont des tableaux valant plusieurs dizaines de millions d'euros, vont être restitués aux héritiers du comte de Paris dans le cadre d'une décision judiciaire, a annoncé vendredi à l'AFP leur avocat.

AFP

Les biens du "trésor des rois de France", dont des tableaux valant plusieurs dizaines de millions d'euros, vont être restitués aux héritiers du comte de Paris dans le cadre d'une décision judiciaire, a annoncé vendredi à l'AFP leur avocat.

Dix héritiers du comte de Paris, Henri d'Orléans, mort en 1999, avaient saisi le tribunal de grande instance de Paris pour récupérer les biens que leur aïeul avait donnés à la Fondation Saint-Louis qu'il avait créée.

La justice a en revanche refusé de leur restituer châteaux et chapelles qu'ils revendiquaient également.

L'avocat de Jacques et d'Hélène d'Orléans, Me Olivier Baratelli, a salué dans un communiqué un jugement "historique" rendu jeudi, qui "voit un tribunal de la République restituer aux enfants de la Famille de France des biens qui avaient été +offerts+ par celui qui pensait pouvoir contourner les lois de la République".

Le tribunal a déclaré nulles les donations du comte de Paris de 1976 et de la comtesse de Paris de 1977, faute d'autorisation administrative d'une part et d'acte passé devant un notaire d'autre part, selon l'avocat.

Deux "omissions" qui, selon Me Baratelli, montraient la volonté du comte de Paris de "dissimuler les biens considérables dont il voulait priver ses enfants".

Ces donations concernaient les portraits de Louis XIII et de Louis XIV enfant par Philippe de Champaigne, le carnet de croquis que Louis XIV a réalisé à l'âge de sept ans, le portrait de la duchesse d'Orléans, le manuscrit des statuts de l'Ordre de Saint-Michel datant de la fin du XVe siècle.

Y figuraient également un "abrégé des finances de Louis XIV datant de 1682 en velours calligraphié, les aquarelles de Carmontelle et du prince de Joinville, le grand collier de l'Ordre de la jarretière, le service de porcelaine de Sèvres livré en 1840 à la reine Marie-Amélie".

Les héritiers ont en revanche été déboutés de leurs demandes concernant les châteaux d'Amboise et de Bourbon-l'Archambault, la chapelle royale de Dreux et la chapelle expiatoire de Paris, ces donations ayant été faites plus de 30 ans avant qu'elles soient contestées devant la justice.