Gagner un prix rend fainéant!

Des chercheurs de l'université d'Harvard se sont penchés sur la productivité des gagnants de la médaille Fields, avant et après leur sacre. Le résultat est éloquent...

Robin Duculot (st.)
Gagner un prix rend fainéant!
©UNIVERSAL IMAGES GROUP/REPORTER

C'est en tout cas ce qu'affirment deux économistes d'Harvard, Kirk Doran et Georges Borjas, dans une étude relayée par le site Slate.fr. Ils se sont concentrés sur les activités académiques des mathématiciens candidats et lauréats de la prestigieuse médaille Fields, avant et après l'annonce du gagnant.


Le constat est sans appel : alors que les candidats malheureux redoublent d'efforts, les gagnants relâchent fortement la pression. Les chercheurs ont noté une chute drastique de la quantité d'essais publiés chez les vainqueurs. Il semble également qu'ils aient tendance à délaisser leurs étudiants, une fois auréolés du "Nobel des mathématiques". 

Si l'on peut supposer que de nombreux lauréats dépensent une partie de leur prime de 15 000 dollars pour prendre quelques vacances, ils ne deviennent pas pour autant tous des tire-au-flanc. Doran et Borjas expliquent que, une fois arrivés au sommet, de nombreux chercheurs ressentent le besoin de se lancer de nouveaux défis. Beaucoup quittent l'univers académique ou bien tentent leur chance dans des nouvelles disciplines, telles que l'économie ou la biologie.  

Jusqu'à présent, les auteurs de cette étude n'ont pas précisé ce qu'ils feraient si, d'aventure, elle leur permettait de remporter un prix...