« Happy » de Pharrell Williams fait vibrer la jeunesse iranienne

Ils ont osé, et ce, malgré les censures. Le message de ces jeunes: montrer qu'eux aussi ils ont la joie de vivre...

S.C

Ils ont osé, et ce, malgré les censures. Le message de ces jeunes: montrer qu'eux aussi ils ont la joie de vivre...

Si la République islamique d'Iran contraint ses habitants aux règles strictes de la charia, les jeunes restent les jeunes. Ils s'intéressent à tout, dont la musique occidentale, ils dansent, draguent et font la fête. Internet y est bien évidemment pour quelque chose. Malgré les censures, ils arrivent à se connecter au monde et faire entendre leur voix via les réseaux sociaux. C'est donc sous un look rétro-moderne, lunettes, chapeau, bandana et fluo, et sans voile, que six Iraniens et Iraniennes se sont filmés, en avril dernier, sur le toit d'un immeuble de Téhéran. Ils se trémoussaient au son de « Happy », le tube planétaire de Pharrell Williams, comme bien d'autres aux quatre coins de la planète.

Sauf qu'écouter pareille musique et danser en public n'est pas autorisé en Iran, sous peine d'être sévèrement puni. Ils ont osé et ajoutent même dans la description de la vidéo: « Les gens de Téhéran sont contents, que le monde nous entende! ». "Nous voulions dire au monde entier que la capitale iranienne fourmille de jeunes pleins de vie. Notre objectif: changer l'image très dure que véhiculent les médias. Nous avons des moments de joie, même si faisons face à beaucoup de difficultés", explique l'une des instigatrices de ce clip au site d'information Iranwire Néda.

Moins d'un mois plus tard, cette vidéo a déjà été visionnées par près de 135 000 internautes. Légèrement anonymes derrière leur « déguisement », ces jeunes ne baisseront pas les bras. Ils souhaitent améliorer la situation et montrer que la jeunesse iranienne est joyeuse, peut s'amuser, tout comme en occident.