Appels à l'aide cousus dans des robes : Primark penche pour "un canular"

Suite à la découverte cette semaine de deux appels à l'aide cousus sur des robes provenant d'une boutique de la chaîne Primark à Swansea au Pays-de-Galles, cette dernière a immédiatement lancé une enquête. Et conclut à un canular.

E.W.
Appels à l'aide cousus dans des robes : Primark penche pour "un canular"
©Photo News

Suite à la découverte cette semaine de deux appels à l'aide cousus sur des robes provenant d'une boutique de la chaîne Primark à Swansea au Pays-de-Galles, cette dernière a immédiatement lancé une enquête. Et conclut à un canular.

Dans un communiqué de presse envoyé ce vendredi soir, la marque irlandaise entend d'abord se dédouaner de toute association avec la notion d'esclavagisme moderne. Ainsi elle "confirme l’importance capitale que l’entreprise accorde au bien-être des travailleurs de sa chaîne de fourniture. Primark ne vend aucun vêtement sans être absolument certain qu’il soit fabriqué en conformité totale avec son Code de conduite".

Même si, comme l'ont rapporté aux médias les deux clientes, leurs appels téléphoniques auprès de la maison mère n'ont jamais abouti, Primark a rapidement pris l'affaire au sérieux, celle-ci prenant dans le même temps un tour médiatique considérable. "Nous prenons toutes les allégations de violation de notre Code de conduite extrêmement au sérieux, quelle qu’en soit la source. L’ensemble des travailleurs de notre chaîne de fourniture a la possibilité de nous contacter aisément avec la garantie de confidentialité, par le biais d’une multitude de canaux, s’ils le souhaitent."

Les robes ne proviennent pas de la même usine ni du même continent...

L'enquête sur les étiquettes cousues sur deux vêtements achetés séparément dans le magasin de Swansea (en 2013) a finalement conduit la marque "à la conclusion qu'il s’agit vraisemblablement d’un canular opéré au Royaume-Uni".

Après une étude des étiquettes en question, les experts ont permis de conclure qu'elles proviennent "clairement de la même source. Il est presque impossible d'imaginer des circonstances dans lesquelles ces étiquettes similaires auraient été cousues sur les vêtements à l'usine où ceux-ci ont été produits, étant donné qu'ils ont été fabriqués par différents fournisseurs, dans différentes usines, sur des continents différents, l'un en Roumanie et l'autre en Inde, à des milliers de kilomètres de distance. Les deux vêtements portant les étiquettes ont néanmoins tous deux été achetés dans notre magasin de Swansea en 2013", resitue le communiqué.

Enfin Primark rappelle l'événement suivant en se demandant quel est le degré de coïncidence entre les deux faits : en 2013, à Swansea, les visiteurs de la boutique étaient invités à "coudre sur des vêtements des étiquettes utilisant une formulation et un aspect similaires aux étiquettes du canular."

Par ailleurs, elle annonce également qu'elle "continue à enquêter sur la découverte d'une note dans un pantalon en Irlande du Nord en menant conjointement des enquêtes au Royaume-Uni et en Chine". Et si cette lettre-là a un lien avec les deux étiquettes de Swansea.