Charles Laib Bitton, artiste au Bic

C’est l’artiste (belge) qui monte…tellement haut que Diane Von Furstenberg herself, grande amatrice d’Art contemporain et mécène, l’a pris sous son aile. Qui ? Charles Laib Bitton, qui a trace son chemin à la pointe d’un « Bic ». Portrait chinois.

Céline Pêcheux
Charles Laib Bitton, artiste au Bic
©DR

C’est à Brooklyn que son talent a éclaté. Designer des boutiques Diane Von Furstenberg, puis architecte d’intérieur dans l’un des plus prestigieux studios new-yorkais (William Sofield), Charles Laib Bitton (29 ans) a participé au rayonnement de quelques-unes des plus grandes enseignes du luxe. Pour ensuite revenir at home, en Belgique, et s’adonner pleinement à son activité artistique.

Votre art ?

Charles Laib Bitton : Je n’aime pas expliquer mon travail avec des mots. Je « peins » sur feuille ou sur bois avec un simple « bic » et/ou quelques pinceaux (NDRL-résultat, une oeuvre poétique et une parfaite maîtrise des proportions qui se déploient avec une rigueur déconcertante). Aimer l’oeuvre d’un artiste a quelque chose d’instinctif qui se passe de commentaires. L’important c’est de se laisser envoûter par les formes et les matières, sans trop se poser de questions.

Vos influences ? 

Le bureau d’architecture d’intérieur William Sofield, à Manhattan, a énormément influencé mon travail d’artiste. J’y ai appris la minutie, la rigueur, l’épure et la beauté des lignes nettes.

Bruxelles ou New York ?

Même si j’adore New York, je me sens profondément belge. De plus, la scène artistique à Bruxelles est extrêmement dynamique en ce moment. C’était le bon moment pour moi de revenir au pays. J’ai besoin de retrouver mes racines, de pouvoir me rendre à Paris et à Londres pour aller voir une expo, de pratiquer mon art sans subir la pression spéculative qui règne à NY.

Un artiste fétiche ?

Picasso. Un modèle car il a toujours su se renouveler sans se dévoyer. Votre livre de chevet ? Je lis très peu. Incapable de rester en place ! Par contre j’écoute énormément de musiques.

Un métier que vous ne pourriez pas exercer ?

Les métiers en costume-cravate avec pause déjeuner entre midi et deux.

Le cadeau que vous offrez le plus souvent ?

Une oeuvre d’art…les miennes en l’occurrence. J’aime aussi arriver chez des amis avec de quoi leur cuisiner une de mes spécialités.

Une destination de week-end ?

Bruges. Ses musées, son architecture, ses canaux. Mais aussi Paris, Londres, Berlin, Vienne.

Quelqu’un avec qui vous aimeriez dîner dans l’absolu ?

A part Diane (Von Furstenberg), mon grand-père que je n’ai pas connu. Il a eu une famille gigantesque et tout le monde me parle de lui. C’est un peu le « Parrain » chez les Laib Bitton. Je porte son nom.

Une expo ?

La prochaine ! Elle débute le 10 septembre à la galerie ASFAP (120, rue de la Brasserie à Ixelles). Un endroit incroyable (créé par Agathe Segura), à mi-chemin entre un atelier d’artistes et une galerie d’art. Ici l’artiste peut travailler dans les meilleures conditions et rencontrer en même temps son public. Créée spécialement pour ce lieu, ma nouvelle série se nommera « L’éveil Passager » (www.asfap-gallery.com)

Infos www.charleslaibbitton.com