Depuis 3 ans, elle porte les mêmes vêtements pour aller au travail

Matilda Kahl , directrice artistique dans une agence de publicité à New York, a décidé d'adopter l'uniforme. "Porter un uniforme n'a a priori rien d'original", explique-t-elle, "les hommes le portent depuis des années, ils l'appellent le costume". Elle relate son expérience.

Rédaction lifestyle
Depuis 3 ans, elle porte les mêmes vêtements pour aller au travail
©Instagram

Pour éviter les hésitations devant sa garde-robe le matin, Matilda Kahl, directrice artistique dans une agence de publicité à New York, a décidé d'adopter l'uniforme. Elle l'explique dans un article du Harper's Bazaar.

"Il y a trois ans, j'ai vécu un de ces lundis matin typiques que de nombreuses femmes ont déjà connu. Avec une réunion assez importante à l'horizon, j'ai commencé à essayer différentes tenues. En tant que directrice artistique dans une agence de publicité à New York, je me donne la liberté totale sur ce que je porte au bureau, mais je ne peux m'empêcher de me questionner sur chaque pièce  : «Est-ce trop formel? Est-ce trop extravagant? Cette robe est-elle trop courte?". Ce jour-là, Matilda Kahl décide de mettre un terme à cette bataille quotidienne. Excédée de cette perte de temps chaque matin, doublée d'une insatisfaction constante, elle décide d'adopter l'uniforme. D'autant, écrit-elle que "ses collègues masculins étaient pris au sérieux, peu importe ce qu'ils portaient". Elle remplit donc sa garde-robe de 15 chemisiers en soie blancs et de quelques pantalons noirs. Elle ne portera rien d'autre ! Si ce n'est un blazer noir pour les mois d'hiver.

"Porter un uniforme n'a a priori rien d'original", explique-t-elle. Le costume n'est-il pas le "dresscode" des hommes dans la plupart des lieux de travail ? Reproche-t-on à Mark Zuckerberg ou à Barack Obama de porter toujours les mêmes vêtements ?  

Pourtant, elle a pu le constater Immédiatement, cela semble ne pas aller de soi pour une femme : "Les gens ont commencé à chercher la raison de mon nouveau look: Pourquoi faites-vous cela? C'est pour un pari? Certains collègues moins proches m'ont même demandé si je faisais partie d'une secte religieuse ou autre."

Trois ans plus tard, Matilda Kahl fait le bilan. Outre les économies financières et le temps gagné chaque matin, elle se réjouit surtout d'être libérée de cette contrainte matinale : "Aujourd'hui, je me sens non seulement bien avec ce que porte, mais mieux que ça, je ne pense pas à ce que je porte".