Kanya Sesser, née sans jambes, prouve combien la "différence" peut être sexy

A 23 ans, cette jeune femme affiche une détermination incroyable. Née sans jambes, elle a dès son plus jeune âge décidé de surmonter son handicap. La voici donc mannequin pour des lignes de lingerie. Vers un monde de la mode qui évolue?

Rédaction lifestyle
Kanya Sesser, née sans jambes, prouve combien la "différence" peut être sexy
©Twitter

A 23 ans, cette jeune femme affiche une détermination incroyable. Née sans jambes, elle a dès son plus jeune âge décidé de surmonter son handicap. La voici donc mannequin pour des lignes de lingerie.

Abandonnée sur les marches d'un temple bouddhiste en Thaïlande, Kanya Sesser a été adoptée par un couple d'Américains. Dès l'âge de cinq ans, elle a donc grandi à Portland, dans l'Oregon. Pas question de fauteuil roulant pour se déplacer, la jeune fille utilise une planche à roulettes et a même appris à marcher sur les mains. Parce qu'avant d'être mannequin, c'est avant tout une grande sportive, d'où son corps tonique qui plaît à plusieurs enseignes de mode. D'ailleurs, Kanya espère vraiment participer aux jeux paralympiques d'hiver de 2018 en Corée du Sud. Elle s'entraîne dur au monoski pour y arriver.



Aujourd'hui, elle collabore pour des marques comme Nike, Billabong ou encore Rip Curl et gagne près de 890 euros par journée de travail. «Je n’ai pas besoin de jambes pour me sentir sexy. J’adore gagner de l’argent en posant devant l'objectif et leur montrer ce qu’est la beauté. Mes photos représentent ma force», confie-t-elle. Sur Instagram, le jeune mannequin n'hésite pas à partager les clichés. Elle planche aussi sur un livre qui racontera son incroyable parcours de vie.




La mode prendrait-elle un nouveau tournant ?

Kanya Sesser n'est pas le premier mannequin « atypique » dont les médias parlent. De plus en plus, les enseignes de mode mettent en avant des personnes dont le parcours de vie, le physique, ou l'état de santé, se détourne des critères habituels de beauté. A la dernière Fashion Week de New York, Madeline Stuart, atteinte du syndrome de Down a été invitée à défiler. En février dernier, c'était l'actrice Jamie Brewer qui montait sur le podium, également trisomique. Dernièrement, la belle Rebakah Marien a fait sensation sur les catwalks avec son bras bionique. On a également beaucoup parlé de Winnie Harlow, ce top-modèle atteint de vitiligo, une maladie qui entraîne la dépigmentation de la peau. Et puis, on a pu admirer des physiques qui s'éloignent des brindilles comme Beth Dito qui défilait pour Marc Jacobs il y a quelques jours ou encore Gwendoline Christie (Brienne dans Game of Thrones) pour Vivienne Westwood en mars dernier à Paris. Et c'est sans compter les mannequins qu'on catégorise de « grande taille » comme Ashley Graham qui sont de plus en plus prisés. Vers un autre regard sur la mode ?


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