Trois des 21 pratiques pour chasser le négativisme et passer en mode cré-actif

Laurence Dardenne
Trois des 21 pratiques pour chasser le négativisme et passer en mode cré-actif
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Face aux contrariétés de la vie, au négativisme ambiant, plutôt que rugir ou ruminer, pourquoi ne pas simplement apprendre à respirer par le nez ? Et passer en mode cré-actif. C'est ce que suggère ce week-end le Quid, le supplément de LaLibre.

Guy Perron et Raymond Arpin sont les auteurs de “Rugir, ruminer ou respirer par le nez”. Ce livre (Aux éditions de l’Homme) constitue une invitation à stopper l’agitation pour prendre un certain recul afin d’y voir clair et de revenir à l’essentiel. Voici trois des 21 pratiques qu'ils préconisent.

1. L’acceptation

Bien souvent, nous réalisons que, malgré toutes les tentatives, nous n’exerçons pas un plein contrôle sur les événements et que les résultats attendus ne seront pas au rendez-vous.

La résolution. A partir d’aujourd’hui, je porte attention à la façon dont les choses se déroulent et je ne me préoccupe pas seulement du résultat. J’apprécie le processus autant que l’aboutissement.

Matière à réflexion. Est-ce que j’ai tendance à donner priorité au résultat plutôt qu’au processus ? Suis-je du genre à tirer sur la carotte ou à la laisser pousser à son rythme ? Comment est-ce que je réagis au changement ? Est-ce que je fais preuve d’impatience ou suis-je plutôt zen ? Suis-je capable d’adapter mes façons de faire en cours de route ?

Exercice. Je nomme une stratégie que je suis capable d’appliquer dès maintenant pour développer ma patience et accepter joyeusement les aléas du processus. Exemples : lorsque je m’impatiente, je mets immédiatement un terme à l’activité à laquelle je me livre. Je prends du recul, regarde le chemin parcouru et apprécie ce qui a déjà été fait. Lorsque la frustration monte, je m’arrête pour respirer trois fois par le nez. Je prends conscience que ma négativité ne sert absolument à rien.

Paroles d’auteurs. Faites de réels efforts pour vous investir dans le processus sans attendre les résultats. Laissez aller impatience, frustrations et attentes. Si vous faites preuve de constance dans vos actions, en demeurant conscient de ce que vous voulez obtenir, vous franchirez le processus étape par étape et arriverez à bon port.


2. La paix dynamique

Lorsqu’on est en mode réactif, on agit souvent sous le coup de l’impulsion. Ce premier geste est souvent suivi de plusieurs autres, tout aussi impulsifs que le premier. Il en résulte un mouvement qui s’accélère et qui crée une agitation de plus en plus épuisante. […] En étant prisonniers du "faire", nous finissons par nous perdre et oublier d’"être".

La résolution . A partir d’aujourd’hui, je fais un effort réel pour mettre fin à l’agitation et au mouvement inutile dans ma vie.

Matière à réflexion. Est-ce que je me sens à l’occasion comme une toupie ? Quel effet cette agitation a-t-elle sur moi et sur mon entourage ? Est-ce que j’ai parfois l’impression de tourner en rond ? Qu’est-ce que le calme pourrait m’apporter ?

Paroles d’auteurs. Et vous, vous comportez-vous parfois comme une poule à qui on aurait coupé la tête ? Suis-je accro au "faire" ? Ma liste des choses à faire a-t-elle préséance sur tout y compris sur moi-même et les gens de mon entourage ? Est-ce que je cherche à être continuellement occupé pour meubler le temps ? Est-ce que je souffre d’une certaine forme de dépendance à tout ce qui me stimule : gadgets électroniques, nourriture, alcool, drogue, sexe ? Qu’est-ce qui m’importe vraiment : m’occuper ou me réaliser ? Suis-je capable d’arrêter pour un moment le tourbillon de l’extérieur pour écouter ma voix intérieure ? Suis-je capable de vivre à l’occasion dans le silence et la solitude ?


3. L’attitude constructive

La négativité est beaucoup plus toxique qu’on ne le pense, tant pour nous que pour ceux qui nous entourent. Les pensées négatives interfèrent avec la réalisation de notre plein potentiel.

La résolution. A partir d’aujourd’hui, je fais tout en mon pouvoir pour être 100 % positif. Je ne manifeste aucun sentiment négatif (colère, impatience, peur, tristesse, etc.) pour quelque raison que ce soit.

Matière à réflexion . Combien de temps (en secondes, minutes, heures, jours) suis-je capable de demeurer 100 % positif ? Qu’est-ce que je ressens quand une personne de mon entourage exprime souvent de la négativité ? Est-ce que j’aime être négatif ? Est-ce que j’ai l’impression que cela me donne de la force, de la puissance, de la crédibilité ou du pouvoir ?

Exercice . Aujourd’hui, je fais de mon mieux pour être 100 % positif. Zéro jérémiade, zéro potinage, zéro critique : je fais preuve d’indulgence et de patience. Défense de me plaindre de mon travail, des gens, de mon environnement, du temps qu’il fait… 60 % positif, c’est pas mal; 80 %, c’est encore mieux ! Je vise tout de même 100 % ne serait-ce que pour une heure ou deux. Peut-être que j’y prendrai goût. Je compte et je note le nombre de fois que j’éprouve ou exprime un sentiment négatif déclenché par les événements ou par les autres. Après une semaine, je fais le décompte. Le nombre de tous ces moments où la négativité a été au rendez-vous me surprend-il ? Quoi qu’il en soit, je n’éprouve aucune colère contre moi-même. Je reconnais que cette prise de conscience de la négativité dans laquelle je baigne aidera à m’en libérer.

Paroles d’auteurs : Si vous faites cet exercice consciencieusement, vous pourrez observer chaque jour que vos pensées et émotions négatives diminuent, d’abord en intensité, puis en fréquence.

Extrait de "Rugir, ruminer ou respirer par le nez", Guy Perron et Raymond Arpi, Editions de l’Homme, 17,90 €.


Ce dossier est à lire dans son intégralité dans le supplément "Quid" de ce week-end