J'assiste au Festival du court métrage de la Ca Foscari à Venise

La 10e édition du Festival du court métrage de la Ca' Foscari (CFSFF), l'université de Venise, aurait dû se tenir du 25 au 28 mars. Venise étant particulièrement touchée par la crise du coronavirus, celui-ci a évidemment été reporté à des dates ultérieures. En attendant, les organisateurs ont décidé d'organiser, aux dates initiales, un festival "sans contact" sous forme de best-of des éditions précédentes. Soit une vingtaine de petites perles à découvrir gratuitement en ligne et sur les réseaux sociaux, à travers des projections virtuelles en VO sous-titrées en anglais. Dont les Grands Prix 2016 et 2017: La silla de la vida de l'Espagnol Carlos Valle et Amygdala de l'Anglais George Graham. Quelques participants des années précédentes (comme Patrice Leconte par exemple) ont soutenu cette initiative à travers de courts messages vidéo également à retrouver sur le site.

© D.R.

Voici, à titre d'exemple, le programme de ce vendredi 27 mars:

  • 15h: One In de Vasha Narace (USA/Trinidad et Tobago, CFSFF 2016, 15’)
  • 16h: Fears de Nata Metlukh (Canada/Ukraine, CFSFF 2016, 2’20”)
  • 16h30: La silla de la vida – The Chair of Life by Carlos Valle (Espagne CFSFF 2016, 10’15”) Grand Prix
  • 17h: Sicela Amanzi – Water, Please de Mlu Godola (Afrique du Sud, CFSFF 2017, 12′)
  • 17h30: Feed d'Eri Okazaki (Japon, CFSFF 2017, 6’33”)
  • 18h: Rùqīn zhě – The Intruder de Zhang Xueying (Chine, CFSFF 2019, 26’21”)
  • 19h: Night Call d'Amanda Renee Knox (USA, CFSFF 2018, 17’25”)

Je participe au cadavre exquis #CoronaMaison

Alors que fleurissent les chroniques du confinement et autres journaux estampillés Covid-19, une bande d'illustratrices, illustrateurs et développeurs web (Pénélope Bagieu, Oscar Barda, Sandrine Deloffre, Thimothy Hannem, Benoît Luce et Antonin Segault) a imaginé, conçu, dessiné et mis en œuvre – à la manière du cadavre exquis cher aux surréalistes de jadis – un immeuble géant et virtuel où figurer/fantasmer la vie confinée. Sur un gabarit commun, à télécharger, chacune et chacun dessine sa pièce préférée puis la poste sur les réseaux sociaux avec le hashtag #CoronaMaison.

Gabarit à télécharger et immeuble à visiter sur http://coronamaison.fun/ M.Ba.

J’apprends l’histoire des crises financières avec un Monty Python

Le coronavirus nous a-t-il sauvés d’une nouvelle crise financière ? On ne le saura jamais. D’aucuns assurent qu’on s’y précipitait. En 2016, l’ex-Monty Python Terry Jones (disparu depuis) réalisait avec Bill Jones et Ben Timlett le documentaire Boom Bust Boom. A partir de la crise de 2008, et à l’aide de séquences didactiques animées ou avec des marionnettes, il retrace l’histoire des bulles financières - depuis celle des tulipes aux Pays-Bas au XVIe siècle. « Ce film parle du talon d’Achille du capitalisme, dit Jones en préambule : comment la nature humaine conduit l’économie de crise en crise, encore et toujours. » Des économistes tels Hyman Minsky, Robert Shiller, Paul Krugman ou Zvi Bodie résument bien le vice de cette nature humaine : elle n’apprend pas les leçons de l’histoire et est irrationnelle.

Version anglaise (sous-titre néerlandais), en accès gratuit sur le site de Dalton Distribution.

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