Magazine C’est l’accessoire de la mariée par excellence. A la fois fragile et indispensable, le bouquet traduit en quelques notes un concentré de références lié au « style » de l’événement. Et la plus grande erreur - à ne pas commettre le jour de son mariage - serait de le négliger.

Les tendances du moment : pureté classique monochrome (accord en blanc majeur de préférence), tendance « belle des champs » mélangeant fleurs sauvages et fleurs nobles dans des compositions faussement désinvoltes. Mauve, calendula, bourrache, chardon, bleuet, camomille, pervenche, pâquerettes. Pivoine, pavot, rose, hortensia, renoncules, œillets rose pâle, orchidées. Le tout en bouquets courts et arrondis quelque peu désordonnés, comme à peine cueillis.

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Les gerbes, feuille de bananier, amaryllis et autre gypsophile accordés selon des codes graphiques stricts appartiennent définitivement au passé ! La symbolique des couleurs a néanmoins son importance. Le violet évoque la profondeur des sentiments et s’inscrit à merveille, tout comme le vieux rose et le jaune pâle, dans les thématiques « néo vintage », romantique ou bohème. Le jaune tonique apporte le bonheur et désacralise la blancheur immaculée et la solennité d’une tenue (trop) classique. Au rayon nouveautés osées : le bouquet « sac à main », une boule de fleurs (en feutre ou en tissu) munie de rubans, perles enfilées ou chainettes qui forment une anse et libèrent les mains.

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Écologiquement correct. Pour ne pas faire rimer ses noces avec « catastrophe écologique », on pense naturellement aux fleurs de saisons (muguet en mai comme Grace Kelly, Jackie Kennedy ou Kate Middleton qui lui a associé lierre, jacinthes et myrtes), mais pas seulement. On s’assure qu’elles portent le label FFP (Flair Flowers Fair Plants). Il s’agit d’une initiative qui vise à encourager la production de fleurs et plantes de culture durable, cultivées dans le respect de l’environnement et des producteurs. La princesse Victoria de Suède avait d’ailleurs opté pour ce choix conscient et responsable lors de ses noces.

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Roses et marguerites

Au Moyen-Age, lorsque la main d’une demoiselle était demandée, cette femme pouvait porter une couronne de marguerites, indiquant qu’elle prenait le temps de considérer la demande, ou une couronne de roses, indiquant qu’elle acceptait la requête de son futur époux.


Tradition virile

Si l’on veut respecter la tradition,ce serait au futur mari de se charger du bouquet. En pratique, et pour ne pas faire de faux pas, le futur époux se fera conseiller par la mère de la mariée qui a vu la robe que portera sa fille le jour J.


Lancer ou ne pas lancer?

La légende veut que la jeune femme qui attrape le bouquet est la prochaine à convoler en justes noces. De manière générale, cela se passe juste après la cérémonie. D’autres préfèrent le faire avant l’ouverture de la soirée. Cette coutume ne fait cependant pas partie des coutumes en Europe occidentale. Soit, que les bouquets sont aujourd’hui de petites œuvres d’art et ont une valeur sentimentale importante pour les jeunes mariées qui préfèrent le conserver. Outre-Atlantique, par contre, le lancer de bouquet fait partie des rituels incontournables.