La situation s’y prête mais les vendeurs de lunettes et notamment les marques en ligne n’ont pas attendu 2020 pour proposer des essais virtuels de lunettes en ligne.

Avec plus ou moins de technologie à la clé. Ainsi Silhouette, une marque de montures de lunettes haut de gamme a finalisé un outil d’essai virtuel qui permet “grâce à la magie du numérique. Les clients peuvent désormais consulter une sélection de lunettes de vue et de lunettes de soleil à tout moment, sans même quitter la maison”, expliqie-t-on chez Silhouette.

En effet, l’outil donne une image fidèle de nous-même grâce à une vidéo et une photo à l’aide d’une carte de crédit (qui permet une représentation plus réaliste de la taille des lunettes). Il suffit “simplement” annonce l’interface à ses clients de “rechercher les modèles qu’ils aiment, les essayer virtuellement et voir quelles lunettes mettent le mieux en valeur leur style personnel”.

“Ma soeur savait que je voulais acheter des nouvelles lunettes et elle m’a envoyé ce lien pour essayer des lunettes en lignes. Je trouve ça très fun mais je n’oserai jamais choisir définitivement une paire sans les essayer en vrai”, raconte Sylvie qui porte des lunettes au quotidien pour corriger son astigmatisme. Encore faut-il trouver le bon module! Après tentative sur Optique24.com qui opacifie un peu la zone où s’adjoint la lunette, Polette (qui rame), Afflelou (ou les lunettes semblent dessinées plutôt que posées), le Petit Lunetier (concluant et qui permet l’essayage avec une photo et donc sans webcam), on s’est rendu compte qu’il manquait de l’info : j’aime une certaine forme mais quel type de lunettes m’irait le mieux ? Et si j’ai des yeux très écartés ? Et quel effet avec des verres progressifs ? La couleur change beaucoup dans le rendu global d’une monture ?

Le conseil sur le rendu global


Thierry Segaert, opticien expérimenté et secrétaire général de l’Association professionnelle des opticiens optométristes de Belgique (APOOB) explique qu’effectivement la technologie est de plus en plus développée à ce niveau et qu’il est de plus en plus facile de proposer ce service avec un rendu valable.

Mais morphologiquement parlant, c’est pareil que lorsqu’on essaye des vêtements, et surtout des sous-vêtements, ou des chaussures : ce que cela donne vraiment, on le sait quand on le porte en réel”.

Pour lui, ces essayages virtuels sont ludiques, ils peuvent à la limite convenir pour des lunettes sans grosse correction servant à regarder les écrans ou quand “c’est juste le look qui compte pour certains mais le type et la puissance d’une correction changent le rendu global d’une lunette”, estime-t-il. De même que les couleurs de la peau photographiée ou filmée et celles des lunettes virtualisées.

En boutique, le professionnel a cependant un système qui prend 9 photos sous chaque angle. “Cela reproduit un avatar de la personne qui permet de centrer les verres progressifs mais aussi aux personnes avec un trouble de la vue très prononcé de se rendre compte du rendu de la monture qu’il essaie”.

Il conclut que le conseil reste précieux lorsqu’il s’agit d’accessoires de correction qui exprime aussi notre personnalité, portés sur le visage pour des années.