A l'heure du coronavirus, on se dit beaucoup plus bonjour sans se toucher, et cela apporte au moins... un peu de gaieté dans les pays contaminés (et les autres).

Cela semble anecdotique à l'heure où les cas avérés d'infection au coronavirus augmentent fortement en Europe et que le nombre de morts est loin de baisser, mais pourtant, les façons de se dire bonjour évoluent partout dans le monde. Et les réseaux sociaux le montrent à coup de vidéos dont certaines deviennent... virales. Cela dit, en proposant des alternatives convaincantes et fun, elles aident à faire passer le message au grand public que les contacts physiques sociaux sont déconseillés en ce moment.

Les mains tendues sont regardées avec circonspection, les bisous européens et les hugs américains sont presque fuis. Tant pis pour la convivialité, sacrifiée sur l'autel du principe de précaution ? Pas sûr, de par le monde, les vidéos apparaissent qui montrent que les façons de se dire bonjour sont bien plus nombreuses et marrantes qu'on ne le pense a priori. Et que même les plus grands se prennent des vents avec leur main tendue !

© AFP

En Chine, les poignées de main sont franchement déconseillées, des panneaux incitent à arrêter ce comportement pour joindre ses mains en signe de salutation, c'est le "Thai Wai". A Wenzhou, deux officiels ont partagé un elbow shake, en se cognant le coude. En Australie aussi on aime la tactique !

En Iran, la phrase maîtresse c'est "Je ne vous serre pas la main car je vous aime bien" et les hommes ont vite adopté le footshake, la tendance sur les réseaux sociaux qui consiste à se taper les pieds deux ou quatre fois. En France, l'angoisse gagne la population et personne ne s'avise de se toucher : le regard franc et appuyé conseillé par Philippe Lichtfus, spécialiste belge des bonnes manières et de l'étiquette (nouvelle) à la française va-t-il faire quelques émules ? S'adresser un grand bonjour joyeux accompagné d'un regard, c'est aussi simple et courtois !

En Allemagne, grand moment de solitude (et de rire) pour Angela Merkel qui s'amène vers son ministre de l'Intérieur qui refuse de lui serrer la main. Etonnée, le franc tombe quelques secondes après chez la Chancelière et les deux se mettent à rire.


Et s'il y a bien une façon de saluer qui n'a plus la cote, c'est le hongi, ce baiser maori où l'on se frotte le nez abondamment !