La nouvelle fusée japonaise Epsilon a lancé samedi dans l'espace un satellite-télescope, réussissant sa première mission après plusieurs reports, selon les images diffusées par l'Agence nippone d'exploration spatiale (Jaxa).

Le lanceur à propergol solide s'est élancé avec un quart d'heure de retard sur l'horaire prévu, à 14H00 (05H00 GMT), de la base d'Uchinoura, perdue dans les montagnes boisées de la préfecture de Kagoshima.

"Tout se déroule parfaitement", a commenté la Jaxa durant le vol avant de confirmer environ une heure plus tard la séparation réussie du satellite.

"Mission réussie", a déclaré un commentateur de la Jaxa.

Le tir avait auparavant été reporté deux fois à cause de problèmes techniques, dont un survenu à la toute dernière minute, le 27 août, lors d'une première tentative de lancement.

Initialement, l'engin devait même quitter la Terre le 22 août, mais un autre problème technique décelé dans les jours précédents avait obligé à différer le tir.

"Il n'y a pas de problème météo: le temps est nuageux avec une température de 27 degrés Celsius et le vent mesuré à 3,5 mètres/seconde", avait précisé samedi la Jaxa juste avant que l'engin ne quitte le sol.

Les ingénieurs se sont attachés depuis la tentative ratée du 27 août à faire la lumière sur l'incident qui avait empêché ce tir à cause d'une anomalie détectée 19 secondes avant le moment prévu du lancement.

Samedi, en revanche, tout s'est déroulé comme escompté, selon les commentaires diffusés lors de la retransmission sur l'internet par la Jaxa.

Pour sa mission inaugurale, l'Epsilon-1 transportait SPRINT-A, le premier télescope spatial japonais dédié à l'observation de l'environnement de planètes du système solaire (Vénus, Mars et Jupiter) depuis une orbite terrestre distante de 950 à 1.150 kilomètres.

"L'Epsilon (24 mètres de haut, 91 tonnes) est une fusée de relativement petit gabarit qui permettra des missions à un coût meilleur marché, grâce à une réduction notable des ressources humaines et préparatifs nécessaires", assure le directeur du projet à la Jaxa.

Le Japon dispose de deux autres lanceurs de plus grandes dimensions, les H-24 et H-2B, assemblés et exploités pour des missions commerciales et gouvernementales par le groupe Mitsubishi Heavy Industries (MHI).