Ingrid Lapraille est plutôt ravie d'avoir pu s'expliquer au téléphone auprès d'un journaliste de La Dernière-Heure. “Pouvoir rétablir la vérité”, ça fait plaisir. “Surtout auprès des téléspectateurs”, dit-elle. Sa bonne surprise sera d’ailleurs double : l’émission de la RTBF On n’est pas des pigeons qui l’a piégée, elle, et son émission sur Plug RTL, Allô Tarot, vient de l’inviter sur son plateau, lui offrant un droit de réponse.

Car Ingrid Lapraille le clame haut et fort : ce sujet destiné à décrier les arnaques des voyants ne la concerne en rien. Ils se sont trompés d’adresse à la RTBF, car “je ne suis pas une voyante ! Ça en devient rigolo d’ailleurs qu’on m’ait piégée car je répète tout de même tous les jours à l’antenne que je fais du tarot, pas de la voyance.”

La subtilité de la distinction entre les deux termes n’étant pas forcément à la portée de tous, Ingrid nous guide : “Je suis tarologue. Je ne me revendique pas voyante. Les voyants existent depuis des siècles et exploitent la crédulité des gens, simplement parce qu’ils ont des yeux pour voir.”

“Moi, quand je ne sais pas répondre à une interrogation d’un téléspectateur, je le dis. Je ne fais pas de plan sur le futur et ne donne pas d’avis sur les questions médicales ni juridique. J’aide à des problèmes qui tiennent plus de la psychologie.”

La sincérité et l’aide aux personnes isolées, c’est ce qui guide, depuis quatre ans, Ingrid. “C’est quelque chose de sérieux et de sincère. J’apporte un peu de soutien aux gens dans la détresse en utilisant la symbolique et en développant mon intuition.”

Mais Ingrid le sait, elle peut compter sur son comité de soutien. “J’ai une armée de téléspectateurs derrière moi qui sont tous paniqués à cause de cette polémique” et de ce reportage “de mauvaise foi. Car tout appelant est averti lorsqu’il appelle pour un montant dépassant 25 euros. Si les équipes de la RTBF, qui font partie du service public je le rappelle, en ont eu pour 286 euros d’appels, c’est qu’ils n’ont pas tenu compte des avertissements. Ce qui est honteux ici, c’est qu’on dépense de l’argent public pour ça !”