Ce vendredi, des étudiantes ont organisé une marche pour faire la lumière sur les pressions sexistes qui existent aussi dans le milieu universitaire.

Comme chaque année depuis dix ans, un collectif d’étudiants organisait une marche à Louvain-la-Neuve, ce vendredi, dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes. À grands bruits, ils ont traversé la ville après avoir partagé des témoignages de harcèlement récoltés par différents collectifs estudiantins. Cette année, ils étaient sept organismes étudiants, politiques et associatifs à organiser la marche. C’est plus que l’année passée et cela montre qu’une certaine prise de conscience des problèmes liés au sexisme et au harcèlement est en train de se faire dans le milieu estudiantin.

“Le but, c’était de rassembler un maximum d’étudiants, de non-étudiants, de chercheurs, d’assistants, de professeurs, de personnel académique et technique afin de faire entendre que notre université n’est pas exempte des pressions sexistes et patriarcales qui peuvent se trouver dans la société actuellement ”, explique Mathilde Fraipont, secrétaire générale de l’AGL (Assemblée Générale des étudiants de Louvain).

© DR

Dans sa vie personnelle, l’étudiante en relations internationales s’investit également dans la lutte pour les droits des femmes. Si elle a l’impression que les étudiants et l’université sont de plus en plus sensibilisés à cette question de l’égalité femmes-hommes, elle admet que ce n’est pas toujours facile de faire comprendre aux gens l’importance d’avoir une réflexion sur le sujet. En tant que féministe, son rôle au sein de l’université est avant tout de l’ordre de la sensibilisation. “Un des axes majeurs c’est de pouvoir s’exprimer en tant qu’étudiante sans être taxée de “femme hystérique” alors qu’on émet simplement une opinion. Un autre axe, c’est la prise de conscience qu’ici à l’université, les chiffres montrent que plus on avance dans le parcours académique, moins il y a de femmes. Donc le combat c’est de faire prendre conscience que dans les mécanismes de l’université, les femmes sont discriminées pour telle ou telle raison.”

Ce vendredi, elles marchaient pour faire passer le message “qu’au sein de la communauté étudiante, il existe des abus, du sexisme, du harcèlement et on en a marre que ce soit “caché”. On aimerait que les victimes puissent prendre la parole sans être culpabilisées” . Dimanche, la jeune fille participera aussi aux actions qui se tiennent à Bruxelles, pour lutter contre les discriminations, le harcèlement et pour valoriser la place et la parole des femmes dans la société.