103.000 likes, plus de 4000 commentaires, près de 35 000 partages. La photo de Vincent Lahouze en short fait le buzz sur le réseau social Facebook. Le jeune Toulousain a voulu interpeller sur le harcèlement de rue. La photo est accompagnée de ce message.

Demain je compte mettre un short pour aller au boulot

j'espère que je ne me ferai pas siffler dans la rue que je ne me ferai pas traiter de petite pute par des nanas si je refuse de donner mon numéro une cigarette ou si je ne réponds pas à un compliment vulgaire

"wesh t'es beau jeune homme sans déconner t'es charmant t'es célibataire il est à toi ce petit cul eh reviens allez c'est bon putain sale pute va "

Truc du genre

j'espère que je ne prendrai pas une main au cul dans le métro par une vieille perverse profitant des heures de pointe et qui se collera à moi durant tout le trajet et tandis que je sentirai ses seins durcis contre mon dos je baisserai la tête honteux de ne pas pouvoir bouger tétanisé en sueur

Je ne rentrerai pas trop tard du travail et j'éviterai de traverser le parc tout seul on ne sait jamais une mauvaise rencontre est si vite arrivée mais c'est de ma faute je l'aurai bien cherché après tout je montre mes jambes je suis open à ce qu'on vienne me casser les pattes arrières non

Demain je mettrai un short pour aller au boulot et il ne m'arrivera rien parce que je suis un homme, tout simplement.

L'égalité, c'est pour quand ?

© Facebook

L'homme n'en est pas à son coup d'essai en matière de défense du droits des femmes, rapporte le Huff Post. Il a déjà publié deux ebooks gratuits, l'un sur ses chagrins amoureux, l'autre relate une expérience qu'il a menée sur Facebook durant un an : se faire passer pour une femme.

Le Huffington Post a récolté son témoignage à propos de cette expérience :

J’avais une page sur laquelle je me suis fait passer, pendant un an, pour une jeune fille nommée Faustine. J’y tenais un journal intime, celui d’une fille qui avait pas mal de problèmes sentimentaux. Et ça a pris beaucoup d’ampleur: entre 30.000 et 40.000 personnes me suivaient. Quand j’ai révélé que j’étais un homme, ça a créé un mini séisme mais j’ai tiré un livre de cette expérience et j’ai pris conscience de beaucoup de choses grâce aux femmes qui se confiaient à Faustine. 
 Il explique aussi "regretter les commentaires de 'machos' de base qui pensent que j'ai fait ça pour séduire la gent féminine". Il avoue aussi avoir "du mal à comprendre les commentaires de certaines féministes" qui lui reprochent de "se mêler de leur combat".