C'est la journée internationale du bien-être, l'occasion de se poser et de réfléchir après ces mois bouleversés et bouleversants à ce que l'on peut faire pour se sentir mieux, et la Grande Marche est une bonne piste. Cette Grande Marche pour la Santé Mentale et le Bien-Être" va rassembler des centaines d'acteurs de terrain dans ces domaines et de citoyens autour d'un défi : marcher 50 km par jour, "pour sensibiliser les Belges à cette idée simple et si importante : la santé mentale et le bien-être, c'est l'affaire de tous !", explique Nicolas Pinon, psychologue et docteur en sciences psychologiques de l’UCLouvain et HEVinci à l'origine du projet avec le professeur Pierre Maurage, également de l'UCLouvain.

Ce sera l'occasion de marcher mais aussi de parler ensemble, de comprendre ce qui s'est passé dans les têtes, pourquoi on a réagi comme ça, d'aborder les changements dans la société, de parler de la santé mentale, parent si longtemps oublié de la santé, avec ceux qui sont en première ligne et qui peuvent expliquer plus finement ce qui se passe.

"Nous le savons, la crise sanitaire a produit de nombreux effets et, particulièrement deux, qui sont à l'initiative de cette Marche : d'abord, cette crise a eu de nombreux impacts sur le moral des Belges (qu'ils soient patients, proches, soignants ou sur tout un chacun de façon large, et d'autre part, un an de confinements successifs a créé de l'isolement social, en cassant les chaînes de liens qui nous unissaient", souligne Nicolas Pinon, également expert fédéral au sein du groupe Psychologie&Corona qui établit le baromètre du moral des Belges durant cette crise.

Du contact et du sens

Nicolas Pinon, psychologue et co-initiateur de la Marche. © DR

En tout, durant trois semaines, 1000 kilomètres seront parcourus du 20 juin au 10 juillet prochains, à travers toute la Wallonie et Bruxelles, sur des chemins de randonnée ou sur des petites routes. Au bout de chaque étape, des activités (conférences, discussions, concerts, débat, stands, ...) regrouperont les participants autour et d'autres acteurs de terrain pour des soirées pleines de sens. On y parlera moral, mental, vaccin, retour à la normale, craintes mais aussi espoirs et futur !

Ce qui est remarquable, c'est que cette Grande Marche a très vite bénéficié du soutien du secteur de la Santé Mentale, et de nombreuses institutions et professions s'y sont jointes : "6 universités francophones se sont associées (UCLouvain, UMons, UNamur, ULiège, ULB, Saint-Louis), une HE (Léonard deVinci) qui, toutes; se sont montrées enthousiaste à l'idée de soutenir cette Marche. 75 autres institutions se sont jointes à nous : La Mutualité Chrétienne, le Crésam, la Croix-Rouge, les hôpitaux universitaires, des AMO, des centres de santé mentale, des PMS, des services d'aide aux toxicomanes, des institutions psychiatriques, la liste est longue", se réjouit Nicolas Pinon. La Croix-Rouge organisera aussi des jeux pour créer du lien avec les enfants.

Concrètement, chaque jour, un ensemble d'acteurs locaux recevront les marcheurs. Ceux-ci peuvent soit effectuer toute la marche du jour (50km), soit des tronçons (30 ; 20 ; 5 et 1km). Une fois la ville-étape ralliée, ces institutions organiseront chaque soir (après 17h) une activité : un concert en plein air, une visite d'institution, un marché, un débat, une conférence, un parcours d'artistes... On attend des personnalités comme le philosophe Ilios Kotsou ou encore le docteur Leïla Belkhir.

Une marche qui a tout son sens puisque 32 000 personnes suivent déjà la page Facebook de l'événement et sont prêtes à participer, d'une manière ou d'une autre ! 

Le descriptif des étapes/activités est repris sur ce site : www.grande-marche-santé.be