Entre le motard de grand chemin et le soudeur à l’acétylène, tel est le style des lunettes connectées présentées par Mini au Salon de Shanghaï. Dessinées au studio du groupe BMW Designworks, à Newbury Park, en Californie, elles sont là non seulement pour donner des informations au conducteur, mais surtout pour supprimer ces angles morts souvent bien fâcheux pour la sécurité.

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Dans un premier temps, connectées à la voiture, ces lunettes à réalité augmentée donnent une vision tête haute, en informant celui qui les porte de sa vitesse, de la signalisation et de la navigation sans l’empêcher de regarder la route. Comme un pilote de combat trouve l’essentiel des infos dont il a besoin, y compris les viseurs, dans les lunettes intégrées à son casque. Les lunettes Mini vont jusqu’à amener le conducteur à sa destination finale, hors de la voiture, et à l’y ramener. Elles signalent aussi les appels entrants et les messages, dont le contenu pourra être entendu.

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Et puis, grâce à des détecteurs de mouvements de tête, ainsi qu’à des caméras placées dans les rétroviseurs et sur les clignotants, ces lunettes permettent de voir hors de la voiture, comme si la carrosserie était transparente. Utile notamment au stationnement, pour éviter d’abîmer les jantes 18 pouces à 2 000 balles pièce, voire la voirie. Conçues en partenariat avec Qualcomm et ODG, qui fabrique déjà des lunettes à réalité augmentée, elles sont adaptées à la vision corrigée par des verres optiques ou des lentilles de contact. Les lunettes connectées Mini pourraient être vendues comme une option au système Connected Drive déjà en fonction. Date de commercialisation inconnue, mais patience, le style motard-soudeur est bientôt à portée de regard.