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C'est aujourd'hui la première journée internationale du bonheur. Ce sont les Nations Unies qui l'ont décidé l'an dernier jugeant que la recherche du bonheur est un des objectifs fondamentaux de l'être humain. Les 193 Etats membres de l'organisation sont invités à sensibiliser leur population à cette idée. Ca peut paraître un peu gadget comme initiative, mais c'est bien plus sérieux et profond qu'il n'y paraît au point que les économistes s'intéressent de très près à la question.

Tout est parti du Bouthan, petit royaume de l'Hymalaya coincé entre l'Inde et la Chine. Depuis 1972, on n'y calcul plus le PIB (Produit Intérieur Brut) pour juger de la richesse du pays, mais bien le BNB... le Bonheur National Brut, un indice basé sur les principes de bonne gouvernance, de gestion économique et environnementale responsable et de soutien à la culture. C'est cette conception de la vie qui a inspiré les Nations Unies pour faire du 20 mars la Journée internationale du bonheur: la croissance économique seule ne suffit plus à assurer le bien être d'un pays! Il faut désormais tenir compte d'un développement plus équitable, plus durable, plus équilibré. Les économistes l'ont également compris! C'est pourquoi, ils cherchent à créer de nouveaux outils pour mesurer ce « mieux vivre » avec un objectif: orienter les politiques nationales...

L'Organisation de Coopération et de Développement Economique a son « indicateur du vivre mieux ». Il se base sur 11 critères: emploi, revenu, logement, liens sociaux, enseignement, environnement, équilibre vie privée-vie professionnelle, gouvernance, santé, satisfaction et sécurité. Appliqué aux 34 pays membres de l'organisation, il ressort qu'en Belgique, nous vivons plutôt bien. On se classe dans le Top 10 dans plusieurs catégories. Un ménage belge gagne plus que la moyenne des ménages de l'OCDE: 26735 dollars par an contre 22387 dollars en moyenne. On travaille 1551 heures par an. C'est un des niveau les plus bas de l'OCDE, la moyenne étant de 1749 heures. Quasiment 2 tiers des mamans travaillent lorsque leurs enfants sont scolarisés. On en déduit qu'elles parviennent à concilier vie privée-vie professionnelle, même si c'est parfois au prix d'une organisation pour le moins alambiquée. S'agissant de l'enseignement et en se basant sur les fameuses études PISA – même si c'est inégalitaire entre les Régions – nous avons un des systèmes éducatifs les plus performants. Cerise sur le gâteau, lorsqu'on les interrogent, plus des trois quarts des Belges se déclarent globalement satisfaits de leur vie. C'est bien plus que la moyenne de l'OCDE qui plafonne sous les 60%!