20 000 ! Ce serait, selon une étude de l’école de Médecine de l’université du Maryland, le nombre de mots utilisés par une femmes en une journée. Les hommes, eux, n’useraient que de 7000 mots pour s’exprimer. Autant dire que la différence est solide. Aussi, les chercheurs ont constaté que la gent féminine consacre davantage d’énergie cérébrale à la parole. Les femmes parlent donc plus vite que ces messieurs. Pourquoi cette différence entre les deux sexes?

Les scientifiques ont découvert qu’une protéine serait à l’origine du bavardage intempestif des femmes. En 2001, ils avaient déjà mis la main sur la FOXP2. Dernièrement, l’équipe de Michael Bowers et Margaret McCarthy a décidé d’expérimenter les effets de cette protéine sur des rats. Les chercheurs ont remarqué que les plus jeunes émettent des ultra-sons lorsqu’ils sont séparés de leur mère. Ils les ont donc isolés en fonction de leur sexe. Résultat: les rats mâles, qui criaient deux fois plus que les femelles, étaient constitués de deux fois plus de protéine FOXP2.

Ensuite, les scientifiques ont appliqué leur travail aux êtres humains. Ils ont étudié les cerveaux d’enfants âgés de 4 à 5 ans décédés lors d’accidents de la route. Après analyse, le verdict est tombé: la fameuse protéine est trois fois plus importante chez les petites filles.

Si cette étude confirme certains propos « machistes », elle permet surtout de retracer les origines évolutionnaires de la parole.