Un jeu reprend les stéréotypes en matière de sexualité. Cet outil lancé mardi est le dernier volet d’une campagne.

En matière de sexualité, les idées reçues ont la vie dure. D’où la campagne de la Fédération des centres de planning familial des Femmes prévoyantes socialistes visant à les déconstruire. Le dernier volet de cette action baptisée "Même pas vrai - Faut pas croire tout ce qu’on raconte" a été lancé mardi sous forme d’un jeu de 32 cartes qui reprend, de manière ludique, les stéréotypes les plus courants qui persistent.

Ces idées reçues conditionnent nos manières de penser et de vivre, relèvent les Femmes prévoyantes socialistes. "Il est cependant primordial que chacun et chacune se sente libre de vivre sa sexualité comme il ou elle le souhaite et non comme la société le lui impose."

Plusieurs outils

Cet outil pédagogique vient compléter les deux premiers volets de la campagne qui a démarré en septembre 2016 : un outil interactif en ligne (sur www.memepasvrai.be) et un dossier pédagogique.

Quels que soient l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, tout le monde est confronté un jour ou l’autre à ces stéréotypes.

Un exemple ? "Les hommes pensent tout le temps au sexe." Même pas vrai, répond la campagne. Contrairement à ce qu’on entend souvent, les hommes ne penseraient pas au sexe toutes les 7 secondes mais plutôt toutes les 28 minutes, ce qui est loin d’être "tout le temps", précise la fiche sur base d’une étude réalisée en 2012 par des chercheurs de l’Ohio. Les femmes, elles, y songeraient toutes les 51 minutes, selon la même source. Et pas de panique, il s’agit d’une moyenne dans laquelle chacun n’est pas censé se retrouver.

Et qu’on arrête aussi de croire que "les hommes ont des besoins sexuels à satisfaire". Ce lieu commun reste ancré dans nos sociétés où les représentations de la sexualité sont marquées par l’idée que la sexualité, masculine en particulier, est liée à des besoins naturels alors qu’elle correspond davantage au désir. La campagne coupe le cou à toute une série d’autres canards : les homos sont plus infidèles que les hétéros; un vrai orgasme est provoqué par la pénétration vaginale; une fille en mini-jupe a envie d’un rapport sexuel; seuls les hommes regardent du porno…

Le jeu de cartes peut servir de base aux animations d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras) réalisées par les centres de planning.