De beaux pieds, cela commence par une peau saine, nette… et douce. Or, nos pieds (comme les mains d’ailleurs, régulièrement oubliées dans les soins quotidiens) endurent, à longueur de journée, et même d’année, les pires traitements. Il convient de les choyer un peu pour qu’ils retrouvent vigueur et beauté.

1. On gomme en douceur

Si la peau n’est que légèrement rugueuse, on choisit un soin exfoliant “spécial pieds” à utiliser 1 à 2 fois par semaine. On préfère la râpe ou la pierre ponce, pour éliminer la peau morte en excès. La râpe a l’avantage de présenter plusieurs niveaux d’abrasivité mais on évite celles en métal, trop agressives, et on se méfie des râpes électriques. “Elles sont très efficaces, d’où le risque de trop exfolier. Si on retire trop de peau, les callosités se reforment de plus belle”, met en garde François Bourgeois. Plus facile à maîtriser, la râpe manuelle est aussi plus économique. On l’utilise sur peau sèche une fois par semaine maximum.

2. On nourrit la peau

Après le gommage, l’hydratation est incontournable car une peau assouplie est moins sujette à s’épaissir. Certains soins nourrissants renferment des actifs kératolytiques qui préviennent les callosités ou aident à les éliminer. C’est le cas de l’acide salicylique à faible dose (dès 1 %) et de l’urée. D’action plus douce, celle-ci hydrate et accélère le renouvellement cellulaire à des concentrations comprises entre 10 et 20 %. Dosée à 30 % (jusqu’à 50 % sur recommandation médicale), elle est même efficace pour éliminer des callosités plus épaisses à raison d’1 à 2 applications par jour, sans risque de brûlure contrairement à l’acide salicylique.

3. On ramollit les durillons

Des pansements hydrocolloïdes ou des protecteurs en gel de silicone réutilisable (Protections Epitact) assouplissent les durillons, ces petites zones dures situés sous la plante des pieds. Les pansements ou solutions concentrés en acide (acide salicylique à 40 % ou acide trichloracétique) ont une action plus radicale : ils éliminent rapidement ces zones dures et épaisses mais ils peuvent provoquer des brûlures.

4. On prend des précautions

Attention, les râpes, d’autant plus électriques, sont à éviter en cas de diabète ou d’artérite des membres inférieurs ! L’acide salicylique est déconseillé et même contre-indiqué à forte concentration dans ces situations, et l’urée à haute concentration ne doit pas être appliquée sur des zones irritées. Enfin, on consulte un podologue en cas de gêne et de douleurs et si on a du diabète, au moins une fois par an.