C'est malheureusement récurrent, des propos sexistes, on en entend quasi tous les jours de la bouche de certains hommes. Et lorsqu'il s'agit de personnage public, cela marque. Voici quelques perles relevées cette année à travers le monde.


Donald Trump, candidat républicain

Le candidat républicain à la présidence américaine les enchaîne. Il n'hésite pas à juger les femmes sur leur physique. Et quand il doit remettre en question les capacités de sa rivale, il le fait bien sûr de manière sexiste. En avril dernier, il avait partagé le tweet d’un internaute contre Hillary Clinton. "Si Hillary Clinton ne peut pas satisfaire son mari, qu’est-ce qui lui fait croire qu’elle peut satisfaire l’Amérique ? ".


Roosh V., blogueur

Ce blogueur américain qui se présente comme un « coach en séduction » (en réalité, un masculiniste, voir glossaire) balance sur la toile un tas d'idées misogynes.Un exemple ? “La valeur des femmes repose essentiellement sur leur fertilité et leur beauté, celle des hommes sur leurs ressources, leur intellect et leur force de caractère”. Mais le blogueur a également des idées bien pires. Il propose de rendre le viol légal dans la sphère privée pour l’éradiquer. “Si le viol devient légal, une fille n’entrera plus jamais dans une chambre avec un homme qu’elle ne connaît pas à moins d’être absolument sûre qu’elle est prête à coucher avec lui

Le samedi 6 février 2016, il entendait organiser un rassemblement international, dans 43 pays différents, des adeptes de sa “philosophie”. Suite à une importante mobilisation contre ce projet sur internet, , Roosh V a finalement annoncé l’annulation de tous les rassemblements prévus.


Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen à propos des centres de planning familiaux : "Ce sont des facilitateurs d’IVG destinés aux femmes d’aujourd’hui habituées à se faire avorter aux frais de la princesse comme on va se faire un balayage.


Jean-François Mayet, sénateur français

Le sénateur français vient d'être désigné "macho" de l'année 2015 par le collectif féministe Les chiennes de garde. En cause, ses propos sur les femmes médecins. En associant la désertification médicale à la féminisation de la profession de médecin, il avait affirmé que "75 % des nouveaux diplômés sont des femmes et déclaré ". Elles sont quand même là pour faire des enfants. »


John Kasich, candidat républicain

L'un des cinq candidats républicains à la Maison Blanche en pleine campagne dérape avec des propos sortis tout droit d'un autre siècle: "Nous avons tout simplement une armée de gens, et de nombreuses femmes ont quitté leur cuisine pour aller faire du porte-à-porte et installer des affiches pour moi", a déclaré le gouverneur de l'Ohio (nord) lors d'une rencontre avec des électeurs à Fairfax (Virginie, est). Très critiqué, notamment par Hilary Clinton, il a fini par présenter ses excuses.


Kerem Demirbay, joueur de football

Arbitré par une femme lors d'une rencontre de football, le joueur Kerem Demirbay, du club allemand Fortuna Düsseldorf, s'est emporté contre Bibiana Steinhaus après un carton jaune: "Les femmes n'ont pas de place dans le football masculin". Des propos sexistes immédiatement sanctionnés par le club qui suggère d'ailleurs que Demirbay "monte sur la pelouse d'un match de football chez les femmes en tant qu'arbitre". Le joueur s'est toutefois excusé.


Les dirigeants d'un village de l'Etat de Gujarat en Inde

"Les dirigeants de la communauté ont estimé que comme pour l’alcool, l’usage des téléphones mobiles pour les femmes non mariées était une nuisance pour la société", a déclaré le chef du village, Devshi Vankar qui estime que le téléphone distrait les jeunes femmes car elles devraient plutôt se concentrer sur leurs études et leurs tâches ménagères. Cette interdiction a donc été décidée au début du mois de février dans ce village de 2000 habitants en Inde. Surprise à parler dans un GSM, une jeune femme devra s’acquitter de 2 100 roupies (27€) d'amende. Une prime de 200 roupies (2, 6€) est également promise à tous ceux qui dénonceraient les fraudeuses.


Le Dalaï-Lama

Pourtant progressiste sur un tas de sujets comme l'homosexualité par exemple, le dalaï-lama reste plutôt rétrograde lorsqu'il s'agit des femmes. Interviewé en septembre dernier par la BBC, le chef spirituel ne s'oppose pas à une dame pour lui succéder un jour. Mais s'il rappelle que les femmes devraient "avoir plus d'importance dans le monde", il dérape: "si c’est une femme, elle devrait avoir un visage très très séduisant (...) Sinon, elle sera inutile". "Vraiment ?" se demande le journaliste étonné par ce propos. Blague ou non, le Dalaï-Lama répond: "Non, c'est vrai". En 2013, il avouait déjà son penchant pour les femmes séduisantes en soulignant "que pour les maris, une large partie de l’argent est utilisée par les épouses".


Bulent Arinc, vice-Premier ministre turc

Bruyamment contesté par une élue du parti prokurde HDP en juillet dernier, Bulent Arinc perd patience et lance à l'avocate Nursel Aydogan: "Madame, restez tranquille. En tant que femme, tenez-vous tranquille! " Ses propos transmis en direct à la télévision ont vite enflammé les réseaux sociaux. Le vice-premier ministre avait déjà créé la polémique en 2014 en affirmant que les femmes ne devraient pas rire en public.


Gilbert Arenas, joueur de basketball

L'ex-meneur des Washington Wizards en NBA, Gilbert Arenas, s'est attiré les foudres de la ligue féminine nord-américaine de basket, et de bien d'autres encore. En décembre dernier, le basketteur postait sur son compte Instagram une vidéo de joueuses en petite tenue, le tout accompagné de ces mots: "Voilà ce que l’Amérique espérait quand ils ont lancé la WNBA en 1996. Pas un tas de gonzesses qui courent et ressemblent à tout le casting d’Orange Is The New Black… Ne vous méprenez pas, quelques-unes sont mignonnes, mais il y en a beaucoup de moches. Si Skylar Diggins (joueuse du Tulsa Shock, ndlr) était habillée comme ça, je m’en foutrais qu’elle rate tous ses lay-ups. J’achèterais des places à l’année et je ne sais même pas où est Tulsa ! Et si vous pensez que c’est sexiste, c’est que neuf fois sur dix vous êtes la moche, et on n’a pas payé pour venir vous voir jouer, de toute façon."


José Paulet, bourgmestre de Gesves

Lors d'un conseil communal en mars dernier, le bourgmestre de Gesves a rétorqué à la conseillère Cécile Barbeaux qui s'excusait pour son retard en raison de sa charge de famille: "Quand on a des enfants, on ne fait pas de politique".