L'école de majordome qui a ouvert à Bruxelles il y a plus d'un an va s'installer dans un château du 18e siècle, l'occasion de retrouver plus encore les bases authentiques d'un métier en demande constante.


Elle a ouvert il y a plus d'un an et depuis, la School for Butlers and Hospitality, l'école belge de majordomes ne désemplit pas. Cette école propose en fait une formation de 4 semaines de formation intense. Des étudiants viennent des quatre coins du monde pour décrocher le certificat qui leur ouvrira les portes de grandes maisons également dans le monde entier : Etats-Unis, Chine principalement. Mais également Belgique qui requiert pas mal de majordomes pour une clientèle internationale.

Qu'est-ce qu'on apprend dans cette école ? A devenir un majordome au style britannique. Et pour ce faire, cela commence par une formation de "passé". On peut lire sur le site de l'école : "Un majordome, dans notre société de communication ne peut pas travailler de manière aprppropriée sans une solide base, de celle que l'on trouvait dans le passé".

La discipline, la discrétion et le management du personnel qui sont un prérequis depuis des centaines d'années restent toujours d'actualité. Arranger les fleurs, préparer et servir les boissons et cocktails, prendre soin des souliers, veiller au confort sont un petit aperçu de ce que l'école de majordomes à Bruxelles enseigne ! Mais il y a aussi des cours de psychologie ou encore de technologie.


Dans un château du 18e siècle

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Et justement, pour renouer avec l'esprit d'antan, l'école a décidé de s'installer au château Den Brandt à Anvers. "Nous allons former nos majordomes dans différents environnements, explique Vincent Vermeulen, le directeur de l’École de majordomes. Nous continuerons à donner nos formations à Bruxelles, dans un cadre moderne qui correspond le mieux au monde réel dans lequel le majordome est amené à travailler. Mais nous voulons également montrer à nos étudiants d’où le métier tire son origine."

Ce château a autrefois employé nombre de majordomes : "Le cellier d’origine, avec son coffre à argenterie, et l’entrée discrète réservée au personnel en sont des témoins silencieux. Le parc stylisé et parfaitement entretenu complète le tableau", remarque le directeur.


Une demande croissante

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 « La demande en majordomes continue à augmenter, mais encore plus la demande en leurs compétences, explique Vincent Vermeulen. Après la formation, les étudiants ne travaillent pas toujours comme majordomes, mais ils utilisent les techniques acquises pour occuper d’autres postes ou même ouvrir leur propre affaire. Se lancer dans une carrière de majordome peut relever du défi, mais celui qui persévère peut espérer travailler dans les plus beaux endroits du monde. »

Il s'agit là d'un métier d'abnégation qui nécessite beaucoup d'à-propos et des nerfs en acier, comme le commentait ce "butler" français qui a travaillé notamment pour des "maisons" chinoises . "Les riches chinois sont un peu plus exigeants que les autres, mais on doit être en mesure de résoudre tous les problèmes et de satisfaire toutes les exigences, partout et à toute heure.”

La nouvelle promotion commence le 7 septembre prochain. Le prix du module d'apprentissage de 4 semaines se monte à près de 7 000 euros. Un investissement rapidement amorti, selon Vincent Vermeulen tant la demande est importante et les salaires conséquents rapidement.