Après avoir présenté ses excuses à la blogueuse Valérie De Pever, Maurane a admis, sur les antennes de Vivacité, que cette histoire la dépassait "un peu" et qu'elle s'était "énervée gratuitement" sur Valérie après avoir lu des centaines de tweets de cet acabit, "(l)'impliquant personnellement, comme si (elle) était responsable de la fréquence de diffusion" de la publicité Weight Watchers dont elle est l'égérie, explique la chanteuse.

"Je n'aurais peut être pas dû, il est vrai ! je suis trop impulsive." Mea Culpa de la chanteuse... Avant de plaider sa cause: "Mais je n'avais pas du tout imaginé que cela prendrait de telles proportions". Maurane s'est défendue en faisant part de son incompréhension devant les tweets d'insultes "pris en pleine gueule" après cet échange musclé : "C'est abusé, le monde devient fou !" a-t-elle commenté, avant de lâcher : "J'ai l'impression d'être une hérétique et d'avoir commis un crime !"

A l'argument de la réserve qui incombe aux personnes publiques, elle s'est fendue d'un "merde!" franc mais souriant ! L'humour (dont le diable pour photo de profil) ne l'aura d'ailleurs pas sauvée... la blogueuse refusant toute main tendue de l'interprète.

Pour Maurane, le mal est fait... Comment récupérer la sauce?

Pas facile d'être une star, de vivre une vie publique intense, de faire partager des sentiments, de l'émotion, sans être soi-même une personne avec une sensibilité particulière. C'est évidemment dans une telle perspective qu'il faut comprendre le dérapage de Maurane sur Twitter.

Mais le mal est fait... Comment récupérer la sauce dans ce genre de situation? Ce n'est pas évident, mais c'est tout à fait jouable, selon les spécialistes des relations publiques Lewis PR. D'abord, nous explique Stéphanie Meily, "on peut se poser la question de savoir si le compte de Maurane n'a pas été piraté: on constate dans l'ensemble du discours des propos qui ne sont pas totalement cohérents". Mais la chanteuse a reconnu que c'est bien elle qui avait tweeté.

Pour Pieter De Wit, spécialiste des réseaux sociaux chez Lewis PR, "on est là dans une situation où, un mot appelant l'autre, les deux personnes impliquées se retrouvent dans une situation inextricable qu'elles n'ont pas souhaitée. Il faut donc trouver à s'entendre en se parlant par téléphone dans le meilleur des cas... Twitter ne suffit pas". En connaisseur de la gestion des situations de crise, Pieter De Wit rappelle que dans une telle affaire, il y a quatre solutions et trois victimes potentielles.

1. Les victimes
Maurane et Valérie, en termes d'image, et aussi Weight Watcher, l'entreprise dont le spot publicitaire est décrié. Bien que toute publicité soit généralement bonne à prendre...

2. Les solutions
"La première étape est de reconnaître l'existence d'une crise et de décider d'agir, ou pas. C'est déjà une manière de bouger. Ensuite, il y a l'action proprement dite, en l'occurrence dans le cas de Maurane. Une des options est d'informer, d'expliquer, en l'occurrence, l'objectif de la pub. L'autre est de prendre le tweet pour ce qu'il est, humoristique, et de répondre de manière amusante, quitte à se moquer de soi-même. On peut aussi passer par un biais sentimental, en interrogeant l'émetteur du tweet. Enfin, et c'est sans doute ici une bonne option, il s'agit de réduire l'ampleur de la discussion en présentant ses excuses pour le dérapage verbal. Mais de préférence en aplanissant le différend via une conversation normale", explique encore Pieter De Wit.

C'est clairement ce qu'a fait avec beaucoup de mesure Valérie sur son blog.