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Eric Jacqmin, prêtre à Alost, y croit. Pour le diocèse de Gand, c'est moins le cas... 

Selon l'homme de foi, l'hostie présente dans un ostensoir serait vieille de 200 ans et proviendrait, les dires lui ont été rapportés par un antiquaire de la cité des oignons, d'un cloître de bonnes soeurs à Nivelles. 

Début juillet, l'hostie se serait mise à saigner "spontanément" dans la maison du prêtre qui avait reçu l'objet en cadeau d'amis. L'hostie protégée par du verre et de l'étain ne peut donc être manipulée. "Une hostie est un morceau de corps du Christ. Quelle chance existe-t-il pour qu'elle se colore d'un rouge sang ? Cet événement dépasse toutes les lois de la nature ! Pour moi, il s'agit simplement d'un miracle" s'est exprimé M. Jacqmin. 



Le prêtre rappelle que le mois de juillet, le septième de l'année, est le mois du Saint-Sang chez les chrétiens. "J'ajoute que cet objet est en ma possession depuis neufs mois" constate l'homme d'église. "C'est le temps qu'il a fallu à Marie pour mettre Jésus au monde. De plus, il y a sept témoins qui ont observé le phénomène durant mon absence."  

Jacqmin fait partie d'une congrégation de pratiquants qui en appelle à l'application de la Bible à la lettre. Les messes se déroulent donc en latin et le prête est dos à l’assistance. Du côté du diocèse de Gand, on se montre prudent. La reconnaissance d'un miracle passe par un long processus dirigé par une commission indépendante.