La France n'avalerait-elle toujours pas sa défaite ? Selon The Telegraph, elle essayerait de saboter la création d'une pièce commémorative belge.

2015 célèbre le bicentenaire de la Bataille de Waterloo qui a vu s'affronter les troupes de Napoléon Bonaparte et une coalition européenne.

La France est sortie perdante de ces combats qui ont coûté la vie à 55.000 personnes. Douloureux souvenir donc... qu'elle ne voudrait pas réveiller ? Tout porte à le croire en apprenant sa réaction au projet belge de frapper deux pièces commémorative de deux euros. Selon le Télégraph, la France a déposé un recours dans les jours qui ont suivi la présentation de ce projet, en février. 

La raison ? La France craindrait "des réaction hostiles dans le pays".

"La bataille de Waterloo est un événement avec une résonance particulière dans la conscience collective, qui va au-delà du simple conflit militaire. (...) La circulation de pièces portant des symboles négatifs pour une fraction de la population européenne nous semble préjudiciable, dans un contexte où les gouvernements de l'Eurozone tentent de renforcer l'unité et la coopération au sein de l'union monétaire", peut-on lire dans l'argumentaire.

La Belgique aurait annoncé aujourd'hui qu'elle retirait son projet. 

L'histoire fait en tout cas sourire Outre-manche. "Je suis ravi que la zone euro veuille célébrer l’échec de la France à créer un super-état européen", a ainsi déclaré au Telegraph Sir Peter Luff, membre du parlement britannique. "La sensibilité des Français est décevante et ils devraient vraiment reconnaître qu’il s’agit d’un grand moment dans l’histoire de l’Europe de la liberté et de la démocratie."

La Belgique a prévu de frapper deux pièces cette année. L'une pour la bataille de Waterloo. L'autre concernera Mons, capitale européenne de la culture.