"Le concept de congés illimités n’a pas réduit les lieux de travail à des lieux anarchiques et chaotiques. Cela a, au contraire engendré, plus d’efficacité, du moins selon Dharmesh Shah, cofondateur et directeur technique de l’entreprise Hubspot", peut-on lire sur le site.

Premièrement donc, moins de complications pour les managers, explique le magazine en ligne français Slate. En effet si les salariés peuvent choisir leurs vacances comme bon leur semble et si la législation sur les congés payés disparaît, les managers n'ont plus besoin de perdre leur temps "à répartir les plannings pour que tout le monde ait bien pris ses congés avant la fin de l’année, ou de s’occuper de les payer s’ils n’ont pas été pris".

Mais cela engendre aussi des gains de productivité pour les employés, ajoute Slate. Laisser les employés travailler à leur façon "ne peut qu’augmenter la productivité", selon une employée d’Accessibility Partners, entreprise qui applique ce système "car cela permet aux gens de travailler quand ils le peuvent le mieux, et non sur des horaires conventionnels de 9h à 17h en semaine".

De cette manière, si la productivité augmente, c'est parce que les employés se sentent plus responsables. La séparation travail/loisir étant moins marquée, les salariés qui prennent des congés n'hésitent plus à prendre du travail et à avancer sur certains dossiers. Slate explique d'ailleurs qu'une étude récente conduite auprès de 5.600 travailleurs participant à ce système de vacances illimitées montre ainsi que "30% des personnes partant en vacances prévoient de contacter leur bureau et d’emporter du travail".

Dans un rapport publié en 2011 sur la durée des congés payés aux Etats-Unis, l'association Human Rights Watch montrait l'impact négatif d'avoir trop peu de congés payés sur la santé et les finances des travailleurs américains.

"Les États-Unis ne peuvent pas se permettre de ne pas garantir légalement le droit à des congés payés pour raisons familiales, en particulier en ces temps économiquement difficiles", déclarait Janet Walsh, directrice adjointe de la division Droits de la femme à Human Rights Watch et auteure du rapport. "Cette carence nuit tant aux travailleurs qu'à l'économie américaine, puisque les pays qui disposent de ces programmes montrent des gains de productivité."