"Malheureusement, cette magnifique aventure qu'est Miss Guadeloupe s'arrête ici pour moi", a expliqué la candidate sur son compte Instagram. Visiblement déçue, Anaëlle Guimbi ne regrette rien. Elle en a d'ailleurs profité pour publier les trois clichés qui lui ont valu son exclusion. Sur ces photos, on peut la voir recouverte de pétales de fleurs et de strass. Une oeuvre de body painting qui, non seulement ne laisse pas entrevoir l'anatomie de la candidate mais qui, en plus, a été menée dans le cadre d'une campagne de lutte contre le cancer du sein.

"Les photos que vous voyez s’avèrent être contraire aux valeurs de Miss France. Les règles sont ce qu’elles sont, je m’incline mais je continuerai toujours à défendre les valeurs qui me sont chères comme ce combat contre le cancer du sein", a-t-elle expliqué, tenant à remercier toutes les personnes qui l'ont soutenue.

Des réactions outrées

Mais, sur les réseaux sociaux, l'éviction de la jeune femme ne passe pas. Plusieurs internautes se sont offusqués de la décision du comité Miss France, d'autant plus que ces photos visaient à défendre une bonne cause.

Face à la polémique, Sandra Bisson, déléguée régionale du comité Miss Guadeloupe pour Miss France, a réagi sur les ondes de la 1ère. "Ces photos ne m'ont pas choquée", explique-t-elle. "Mais les candidats ont signé un règlement qui leur interdit de concourir en ayant fait des photos de nus. Bien entendu, la cause est noble, c'est juste une question de règlementation".

Pas de quoi apaiser la situation puisque l'association "Projet Amazones", qui oeuvre pour partager, sensibiliser et transmettre sur le cancer au féminin en Outre-Mer et à Paris, a publié une lettre ouverte à l'adresse de Sylvie Tellier, la directrice générale de Miss France. Dans ce texte, l'association se dit "déçue et surprise qu'Anaëlle Guimbi soit éliminée pour des photos qui n'ont rien d'obscène ou de tendancieux. Ces photos s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre le cancer du sein, un fléau qui fait rage dans nos territoires. Fléau, qui plus est, touche de plus en plus de jeunes femmes dans nos régions", rappelle l'organisme qui appelait au retour de la candidate dans le concours.

Malheureusement, leur appel n'a pas été entendu puisque l'élection a eu lieu sans la jeune femme. C'est Kenza Andreze-Louison qui a remporté la couronne et qui défendra le département au concours national le 12 décembre prochain.

Sylvie Tellier, la directrice générale de Miss France, a réagi le lendemain en soutenant sa déléguée régionale. "Même s'il est évident que ces photos n'ont rien d'obscène ou d'érotique, nous avons appliqué le règlement à la lettre. (...) Je suis très attristée de la situation", a-t-elle ajouté à l'AFP. "Mais, on ne peut malheureusement pas faire d'exception", a-t-elle conclu, regrettant les accusations de racisme qui ont émergé sur les réseaux sociaux.