En France, c'est devenu un classique après chaque annonce des résultats du bac. Le sociologue Baptiste Coulmont, professeur à l'université Paris-8, passe en revue les prénoms des nouveaux bacheliers. Une catégorie l'intéresse plus particulièrement : les élèves qui ont obtenu la mention "très bien" (TB), soit une moyenne supérieure ou égale à 16/20.

 


Certains prénoms, peu courants pour la plupart, se détachent nettement du lot. Ainsi, comme le stipule Le Monde , "si l'on ne garde que les prénoms qui apparaissent plus de 30 fois dans la base, ceux qui sont associés à un taux énorme de mention 'TB' sont : Ulysse, Guillemette, Quitterie, Madeleine, Anne-Claire, Ella, Sibylle, Marguerite, Hannah, Irene, Octave, Domitille (qui sont entre un quart et un tiers à obtenir une mention)", détaille Baptiste Coulmonte.

A l'inverse, moins de 2% des Asma, Sephora, Hakim, Kimberley, Assia, Cynthia, Brenda, Christian, Bilal, Brian, Melvin, Johann, Eddy et Rudy ont obtenu un TB.

Le flop pour Sabrina, Mégane et Cindy

Les prénoms les plus "performants" sont Diane et Adèle. Les lycéennes qui portent ce prénom avaient en 2013 une chance sur cinq d'obtenir leur bac avec un TB. Par contre, les Sabrina, Mégane et Cindy ont été moins performantes : moins de 3% des élèves portant ces prénoms on décroché la meilleure mention.

Bien sûr, le prénom ne fait pas tout dans la réussite scolaire. Ce que Baptiste Coulmont a voulu illustrer, c'est surtout l'influence de l'origine sociale des élèves sur leur réussite à l'école. Au-delà de l'aspect scolaire, cette étude révèle aussi quels étaient les prénoms les plus populaires en 1996 et 1997, années de naissance des nouveaux bacheliers. 

Chez nous, aucune étude de ce genre n'existe. Mais il serait intéressant de décortiquer dans quelques années les résultats scolaires des Emma, Louise, Marie, Noah, Lucas et Nathan au TESS (Test d'Enseignement Secondaire Supérieur). Selon des données du SPF Economie, il s'agissait des prénoms les plus donnés aux enfants nés en Belgique en 2009.