Le très sérieux institut de sondage français Ifop a réalisé une enquête intitulée "Sexe 2.0", dédiée au "sexe virtuel via les webcams et les nouvelles technologies". L'étude est présentée comme "la première réalisée en France sur les fantasmes de nature voyeuriste ou exhibitionniste". Elle a été commandée par le site Cam4, un service de pratiques érotiques et sexuelles via webcams.

1.113 personnes âgées de 18 à 69 ans (*) ont d'abord répondu à la question suivante : "Au cours de votre vie, vous êtes-vous déjà livré à des jeux ou à des ébats sexuels dans les lieux suivants ?". Il en ressort que plus de trois Français sur quatre (76%) se sont déjà livrés à de telles pratiques exhibitionnistes. Et, parmi les lieux proposés, la voiture (66%) et la nature (61%) sont les espaces privilégiés, comme le montre le graphique suivant :

Parmi l'échantillon ayant déjà pratiqué de tels batifolages en public, près de trois individus sur dix se sont plutôt sentis excités à l'idée d'être surpris et 13% de la population totale se sont réellement fait surprendre. Finalement, seule une infime part des sondés (1,5%) a volontairement fait en sorte d'être observée.

Une autre question du sondage concerne "l'idée de surprendre des personnes en train de se livrer à des jeux ou à des ébats sexuels". Plus de trois personnes sur dix ont plutôt tendance à s'en exciter. Mais la disparité homme (48%) - femme (17%) est significative.

Dans un deuxième pan de l'enquête, le pannel de moins de 50 ans est interrogé sur les "expériences sexuelles virtuelles non interactives". La partie "voyeuristes" souligne que 56% ont déjà visionné des films ou des vidéos à caractère pornographique, 29% ont reçu des photos ou des vidéos d'autrui nu ou dénudé et 20% ont demandé à une personne qu'elle envoie des telles photos ou vidéos. La partie "exhibitionnistes" soutient qu'une personne sur cinq a envoyé des photos ou vidéos d'elle-même nue ou a été sollicitée dans ce but. Et qu'une sur dix a déjà filmé ses ébats avec son partenaire.

Chez les moins de 25 ans, les chiffres sont un peu plus élevés :

Les dernières données de ce sondage concernent les jeux sexuels réalisés via webcam. 8% s'y sont déjà prêtés, 78% refusent catégoriquement et 14% n'ont jamais expérimenté mais pourraient le faire.

Au vu des résultats de cette étude, il apparait donc que les expériences sexuelles virtuelles connaissent un succès croissant mais restent minoritaires. Les pratiques plus traditionnelles ont donc encore de beaux jours devant elles...

(*)Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne, du 27 février au 1er mars 2013.